Gestion du calendrier de ligue1 : le drôle de capharnaüm.
Du pain sur la planche et un vrai casse-tête pour la structure provisoire installée par Walid Sadi en remplacement de la défunte LFP présidée par Medouar et dont la mission première est la gestion du championnat de Ligue1 Mobilis. Et le moins que l’on puisse dire est que c’est mal engagé avec l’accumulation des échéances internationales auxquelles s’ajoutent la plaie des matchs en retard
Quel scénario nous réserve la Faf qui se retrouve face à un véritable dilemme, un véritable casse-tête chinois, pour amener dans les temps et des délais raisonnables, sans accrocs majeurs, la grande caravane de la L1 qui, à peine le coup d’envoi donné, est dans l’obligation de marquer une pause avec une compétition reportée à une date indéterminée alors que l’acharnement de l’entité sioniste sur les populations de Ghaza et Cisjordanie et son lot de milliers de morts et de destructions sauvages prend une tournure dramatique.
Un motif pour le moins indépendant de la volonté des responsables de la Faf qui marquent, comme l’ensemble du mouvement sportif national, l’attachement inconditionnel du peuple algérien à la cause palestinienne. Sauf que cette pause ne saurait tarder et qu’il faudra bien, du côté de Dely Brahim, se retrouver face à une réalité amère, une des tâches noires empêchant, bon an mal an, le bon déroulement d’un championnat battant tous les records mondiaux en la matière : des retards à n’en plus finir et des baisser de rideaux en queue de poisson.
Façon de rappeler, malheureusement, que quoi que l’on dise, chasser le naturel n’est jamais facile puisqu’il revient toujours au galop, les différents bureaux fédéraux passés qui se sont succédés ont semblé éternellement dépassés devant un problème récurrent renvoyant une mauvaise image de notre football. De championnats à la dérive. Que feront Sadi et son équipe face à ce qui s’apparente à un vrai défi ou comment, par miracle, joindre les deux bouts alors que les tournants ne manquent pas, autant que les écueils.
Dans l’ordre ou dans le désordre, ces échéances importantes, de vrais défis à relever par notre élite représentée par nos deux représentants encore en course en coupes africaines des clubs (le CRBCRB Le Chabab Riadhi Belouizdad plus couramment abrégé en Chabab Belouizdad ou encore CRB, est un club de football algérien basé dans le quartier de Belouizdad à Alger, est fondé le 15 juillet 1962. en Ldc et l’USMA en Caf, cette dernière, qui plus est, en course pour son auto-succession) et l’Equipe nationale engagée sur deux fronts avec les éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 (lire des dates Fifa qui vont suivre) dès la deuxième moitié du mois de novembre prochain, puis la phase finale de la Can 2023 (reportée à janvier –février 2024) en Côte d’ivoire où la bande à Belmadi compte jouer les premiers rôles.
Pas une sinécure mais l’occasion pour les nouveaux responsables de notre jeu à onze de montrer au public, qui ne comprend plus rien à ce véritable capharnaüm dans la gestion à l’à-peu-près, voire à l’aveugle, de nos compétitions.
A l’exemple du défunt exercice qui a vu, par exemple, la L1 traîner désespérément en longueur. En jouant des prolongations ouvrant la voie à tous les dérapages avec, immanquablement, des rumeurs (vraies ?) de matchs arrangés. Des verdicts évidemment faussés à tous les étages et des levées de boucliers jamais innocentes. A fin octobre et après l’ajournement de la 5e journée prévue la semaine dernière, l’actuelle Lfp (on peut le dire comme ça ?), mise en demeure de trouver où caser les 25 rencontres restantes au programme (faites vos comptes !), est plutôt mal servie par le sort.
En oubliant un premier échéancier (fin de la première moitié de décembre prochain pour une promesse pas facile à tenir) pour la fin de la phase aller. Pas la peine d’imaginer l’ampleur d’une tâche à la limite de l’impossible. Mieux vaut donc ne pas imaginer la suite. Bon courage messieurs de la Faf avec cette course contre la montre. Bon courage également pour les entraîneurs avec des programmes résistant rarement aux retombées d’une gestion qui a fait ses preuves dans l’art inégalé de jouer avec les nerfs de tout le monde. Le public en tête !