Généralisation du e-paiement : Le coup d’accélérateur  – Le Jeune Indépendant
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Généralisation du e-paiement : Le coup d’accélérateur 

Généralisation du e-paiement : Le coup d’accélérateur 

1reEn plus des commerçants et opérateurs économiques, ce sont les institutions et administrations publiques qui sont appelées à accélérer le déploiement des outils de paiement électroniques et ainsi jouer un rôle dans la modernisation des systèmes de paiement.

Le mot d’ordre du ministère des Finances est clair, d’autant qu’il est question de la généralisation des moyens du e-paiement au niveau des administrations du secteur des finances et d’autres secteurs.

Cette mesure est qualifiée de « signal fort » quant à la volonté de généraliser le paiement électronique, de l’avis du consultant et expert en géo-économie Abderrahmane Hadef. Le renforcement de la performance et la modernisation de la gestion financière, notamment à travers le développement des moyens de paiement électronique, a été l’un des axes de la réunion de coordination présidée, jeudi dernier, par le ministre des Finances avec la participation des directeurs généraux et centraux du ministère.

Une présentation détaillée du programme de développement des moyens de paiement électronique a ainsi été présentée, et l’initiative de généraliser les moyens du e-paiement au niveau des administrations du secteur des finances et des autres secteurs, ainsi que du paiement mobile pour l’ensemble des banques a été lancée. Ce qui laisse dire qu’une nouvelle étape dans la généralisation du e-paiement est amorcée. C’est d’ailleurs ce que confirment les experts, à l’instar d’Abderrahmane Hadef, selon lequel le ministère des Finances, à travers cette initiative qui est une première, donne un signal fort et un message clair quant à la volonté d’accélérer le processus de généralisation du paiement électronique, par l’implication des institutions et administrations publiques.

« On a toujours parlé des commerçants et acteurs économiques qui doivent s’impliquer dans ce processus mais le fait qu’on demande aux administrations publiques d’accélérer le déploiement des outils de paiement électronique est un signal fort. Si l’administration et le secteur public s’y mettent, automatiquement, tout le monde va suivre », a indiqué cet expert dans sa déclaration au Jeune Indépendant, affirmant que le e-paiement devient un outil incontournable dans la modernisation mais aussi dans l’amélioration des transactions.

Selon lui, cette mesure du ministère des Finances « dénote que sur le plan politique, on est aujourd’hui dans une démarche irréversible en termes de modernisation des services de paiement et la généralisation des outils de paiement électroniques », précisant que la réunion a également été une occasion d’évaluer ce qui a été fait en la matière. « Nous sommes en train d’accélérer notre transformation numérique au niveau sectoriel et le secteur des finances est en train de jouer la locomotive en termes de généralisation des solutions de paiement électronique », a estimé M. Hadef.

La généralisation des moyens du e-paiement au niveau des administrations du secteur des finances et des autres secteurs donnera, sans doute, un coup sûr à ce processus, selon M. Hadef, qui dit que l’industrie du paiement est en pleine réorganisation, notamment à la lumière de la nouvelle loi monétaire et bancaire. Le ministère des Finances passe donc un message clair, selon l’expert en géo-économie, qui a aussi signalé l’orientation donnée relative à la nécessité d’aller vers des solutions innovantes, à l’instar du paiement mobile.

« C’est l’un des moyens les plus performants et les plus efficaces pour améliorer l’inclusion financière », a-t-il précisé, notant qu’en 2022, il y a eu 960 milliards de dollars de transactions sur mobile et que 60 % de ces transactions ont été réalisées sur le Continent africain. Cela dénote, selon lui, l’engouement mais aussi toutes les possibilités que peut offrir ce mode de paiement pour les pays qui souhaitent améliorer l’inclusion financière, notamment l’inclusion bancaire.

Il a, dans ce sens, signalé le retard de l’Algérie pour ce qui est du taux de la population bancarisée, estimé à 50 %, en comparaison à la moyenne mondiale qui est de l’ordre de 75 %. « On a du chemin à faire, et c’est à travers cette solution qu’on peut atteindre la moyenne mondiale », a indiqué le consultant, qui a souligné l’importance de moderniser les moyens de paiement. « Ce sont des instruments qui vont participer à l’amélioration de la performance économique du pays », a-t-il assuré, affirmant que le mobile paiement est l’un des leviers du commerce d’une manière générale.

L’Algérie ne va donc que tirer profit des avantages qu’offrent les technologies numériques en termes de paiement et bancarisation, en sus d’améliorer la gouvernance de la finance publique, d’asseoir une transitivité et une transparence dans les transactions.

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