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Culture

Générale de El kalima eth’thalitha : amour et romance

Générale de El kalima eth’thalitha : amour et romance

Présentée en générale, ce lundi 18 août au Théâtre national Mahiedine-Bachtarzi à Alger, El kalima eth’thalitha est une pièce de théâtre tirée de l’œuvre universelle La tercera palabra d’Alejandro Casona.

La tercera palabre (1953) ou la troisième palabre est une manière pour l’auteur Alejandro Casona d’établir une trilogie à l’existence humaine, basée sur une géométrie à trois dimensions : « Dieu, La mort et L’amour ». Elle est présentée dans un plaidoyer à la forme classique, en faveur de l’Amour comme unique vecteur de toutes relations entre les êtres.

Mis en scène par Aissa Djekati, le spectacle, d’une durée de 95 minutes, a tenté de rappeler au public très peu nombreux du Théâtre national Mahiedine-Bachtarzi (TNA) à Alger, que « l’accomplissement de tout être dans une vie en harmonie avec soi, passait par la capacité à aimer son prochain ».

Pablo, campé par Toufik Rabhi est un personnage insouciant et hautain, démuni de sociabilité car élevé dans la contrainte et l’isolement par un père blasé et déprimé, qui ne fait plus confiance à personne, suite à son abandon par son épouse, partie vivre avec un autre. Fragile par ailleurs et vulnérable, Pablo, dépositaire de tous les biens laissés par son père, se voit proposer par ses deux tantes paternelles Mathilde (Nouara Berrah) et Angelina (Sabrina Koreichi), les services de Marga (Adila Soualem), une assistante de vie, à qui est confiée la lourde tâche de lui apprendre à accepter les autres et veiller sur ses biens. En découvrant peu à peu la vie commune, Pablo vit une romance avec Marga.
Cependant, Roldane (Mohamed Ziyaya), gouverneur de la maison et oncle maternel de Pablo, soutenu par son fils Julio (Tarek Bourouina), avocat, se livre à des desseins malsains pour s’emparer de la fortune de son neveu. Les stratagèmes de Roldane et son fils Julio vont s’avérer vains et l’annonce faite par Marga à Pablo de se préparer à devenir père, va rappeler à tout le monde que l’amour finit toujours par semer la vie.

Servi par neuf comédiens au fait de leurs rôles respectifs, le spectacle invitant à la réflexion sur l’amour et la tolérance, traite d’un sujet universel avec une trame aux évènements ascendants. La scénographie est d’un apport probant, permettant le bon jeu et une bonne occupation de l’espace scénique, dans un décor classique, renvoyant aux maisons de l’aristocratie espagnole.

La musique flamenco, soutenue par un bon agencement de l’éclairage, est convaincante, créant les atmosphères de l’Andalousie dans ses couleurs qui ont renforcé la sémantique des situations.
Dans une mise en scène concluante, le souci de mettre en valeur la nécessité d’accepter l’autre a prévalu, laissant le sentiment de cupidité qui s’est emparé des membres d’une même famille mettre en exergue l’absolue nécessité de revenir à l’amour.

D’après Aissa Djekati, « l’Amour, demeurera le seul remède pour endiguer les maux de ce monde, alors, aimons nous et apprenons à aimer les autres », Cet homme de théâtre compte à son actif plusieurs mises en scène dont El lawleb, El qarn el aswad, Erroukoue lith’thara et En’nar wa’ nour. Faute d’une communication efficace de la part des responsables du TNA qui ont également brillé par leur absence, le spectacle s’est joué devant une cinquantaine de spectateurs uniquement.

Produit par le Théâtre régional Mahmoud-Triki de Guelma, El kalima eth’thalitha sera en lice au 9e Festival national du théâtre professionnel prévu au TNA du 28 août au 8 septembre prochain. Alejandro Casona (1903-1965), Alejandro Rodriguez Alvarez de son vrai nom, est un poète et dramaturge espagnol, distingué du Prix Nobel de la narration en 1932. Surnommé Le Solitaire, il est auteur une vingtaine d’œuvres écrites entre 1932 et 1964.

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