Gaz naturel : L’Algérie et le GECF s’accordent pour stabiliser les marchés et booster la recherche
Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, s’est entretenu ce dimanche à Alger avec le Secrétaire général du Forum des pays exportateurs de gaz (GECFGECF Forum des pays exportateurs de gaz), Philip Mshelbila. Les deux responsables ont réaffirmé la nécessité de renforcer le rôle analytique et stratégique du Forum face aux mutations géopolitiques actuelles. Cette rencontre a également permis de faire le point sur l’essor de l’Institut de recherche sur le gaz (GRI) et l’avancement du projet de gazoducgazoduc Un gazoduc est une canalisation destinée au transport de matières gazeuses sous pression, la plupart du temps des hydrocarbures. Selon leur nature d'usage, les gazoducs peuvent être classés en trois familles principales : 1- gazoducs de collecte, ramenant le gaz sorti des gisements ou des stockages souterrains vers des sites de traitement. 2- gazoduc de transport ou de transit, acheminant sous haute pression le gaz traité (déshydraté, désulfuré, ...) aux portes des zones urbaines ou des sites industriels de consommation 3- gazoducs de distribution, répartissant le gaz à basse pression au plus près des consommateurs domestiques ou des petites industries. transsaharien (TSGP).
Au cœur des discussions au siège du ministère : les récentes secousses des marchés mondiaux du gaz naturel et les défis structurels de l’industrie gazière. Dans un contexte de mutations géopolitiques et économiques rapides, Mohamed Arkab et Philip Mshelbila ont insisté sur la nécessité de sécuriser les approvisionnements mondiaux, de garantir la pérennité et la protection des investissements, tout en anticipant l’évolution à long terme de la demande.
Conformément aux recommandations de la Déclaration d’Alger, issue du 7ᵉ Sommet du GECF en mars 2024, les deux parties ont appelé à intensifier la coordination entre les pays membres. Pour assurer la stabilité des marchés, ils ont rappelé l’urgence de maintenir des investissements soutenus sur l’ensemble de la chaîne de valeur gazière. À cet effet, M. Arkab a réitéré l’engagement indéfectible de l’Algérie à soutenir les projets d’infrastructures et d’interconnexions énergétiques afin de consolider la place du gaz naturel dans le mix mondial.
L’expertise algérienne au service du Forum
Forte de plus de soixante ans d’expérience dans l’exploration, la production, le transport, la liquéfaction et la commercialisation, l’Algérie se positionne en leader technique. Le ministre d’État a réaffirmé la totale disposition du pays à mettre ce savoir-faire au service des États membres à travers une coopération scientifique accrue.
De son côté, le Secrétaire général du GECF a salué le rôle moteur de l’Algérie et son soutien constant à l’émergence de l’Institut de recherche sur le gaz (GRI), basé à Alger.
« Il est nécessaire d’accélérer la mise en œuvre des programmes scientifiques du GRI et de renforcer ses partenariats avec les universités et les entreprises du secteur », ont souligné les deux responsables.
L’objectif partagé est de transformer rapidement cet institut en un centre international de référence pour l’innovation technologique et le transfert de connaissances durables.
Feu vert pour le Gazoduc Transsaharien (TSGP)
L’entretien s’est conclu sur un dossier hautement stratégique : le projet de gazoduc transsaharien (TSGP), qui doit relier le Nigeria, le Niger et l’Algérie.
Qualifié de vecteur d’intégration économique et de développement durable pour la région, le TSGP renforcera la sécurité énergétique des pays traversés ainsi que celle des marchés internationaux. Les deux parties se sont félicitées des progrès concrets réalisés et du lancement effectif de la mise en œuvre de cette infrastructure majeure.