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Nationale

Gangstérisme et politique de la terre brulée à SOTRAZ (vidéo)

Gangstérisme et politique de la terre brulée à SOTRAZ (vidéo)

La situation au sein de la Société de transport d’Arzew (SOTRAZ), filiale du groupe Sonatrach, est arrivée au pourrissement « orchestré par un P-DG prêt à toutes les manigances et les mensonges pour se maintenir en poste quitte à mener l’entreprise droit dans le mur ». C’est ce qu’a affirmé au Jeune Indépendant le Secrétaire général du syndicat UGTA de l’entreprise M. Mohamed Mourad Bendaha suite aux incidents ayant émaillé la tentative de dissolution de sa section par vote à main levée.

Jeudi 7 janvier, des actes de violence et d’intimidation sont prémédités avec la complicité du P-DG qui manipule des anciens contractuels et quelques travailleurs à leur tête un ancien syndicaliste pour imposer son diktat, alors qu’il devrait se soucier du gouffre financier abyssal dans lequel se trouve l’entreprise, a indiqué le syndicaliste.

Encore une fois, des syndicalistes ont fait l’objet d’une agression sauvage au sein de la filiale de Sonatrach. Les vidéos postées sur les réseaux sociaux montrent les agressions et les intimidations subies par les représentants de l’Union locale chargés d’organiser la séance de vote pour laquelle étaient une trentaine de personnes. Les mêmes auteurs de la séquestration de SG du Syndicat de SOTRAZ et de la destruction du local du syndicat il y a deux semaines ont récidivé cette fois-ci face aux représentants l’Union de wilaya d’Oran de l’UGTA (bureau d’Arzew). 

«L’Union local de l’UGTA a programmé l’organisation d’un vote de retrait de confiance des membres du syndicat de SOTRAZ, sur la base d’une pétition signée par 450 travailleurs », indique M. Bendaha, précisant que le vote a tourné au fiasco, car les travailleurs qui ont été forcés, sous menaces et intimidation, à signer cette pétition, ont refusé de participer à une telle mascarade.

«Pour que le vote soit validé, la loi stipule la participation de 50%+1 des travailleurs de l’entreprise, soit 700 employés, mais le jour J, il y avait à peine trente travailleurs, les fidèles du P-dg  Abdallah Arar », affirme M. Bendaha.

Au moment où ces agitateurs ont compris qu’une fois encore leur plan, minutieusement préparé par l’un des plus proches du P-DG Arar, un ancien syndicaliste connu par ses manœuvres douteuses et malhonnête, était tombé à l’eau, ils ont décidé de saboter le vote en s’en prenant à M. Bendenya, le représentant du bureau de l’UGTA d’Arzew, a rapporté le SG qui a souligné que M. Arar agit toujours en se cachant derrière ses adjoints ou des travailleurs.

La vidéo filmée par un travailleur de SOTRAZ, montre quatre personnes, les mêmes agitateurs filmés dans les vidéos précédentes, s’en prendre violemment au représentant de l’UGTA au moment où il expliquait que la participation de la moitié des travailleurs de l’entreprise est obligatoire pour que le vote soit légal, autrement, le retrait de confiance n’aura pas lieu et les membres du syndicat de SOTRAZ poursuivront leur activité jusqu’au dernier jour de leur mandat.

L’application de la loi, n’a pas plu aux agitateurs, qui ont semé la terreur pour empêcher le déroulement du vote. Une scène de terreur, des injures et des menaces à l’encontre du syndicaliste, qui s’est réfugié, comme le montre les images, derrière les tables, tandis que des travailleurs essaient de calmer ces instigateurs, qui ont détruit l’urne pour s’assurer de l’annulation du vote.
«On dirait que nous sommes dans une jungle et non pas dans une entreprise. Voilà l’image que le P-DG et ses sbires donnent de Sotraz », a commenté un autre syndicaliste présent sur les lieux de l’incident, ajoutant que« l’entreprise n’a jamais atteint le fonds de la sorte que sous le règne d’Arar ».

Une source au sein de l’administration de SOTRAZ, a confié au JI, que M. Arar, le P-dg de l’entreprise, a recruté récemment et d’une manière hâtive une quinzaine de chauffeurs, qui ont participé aux incidents précédents, pour participer au vote.
« La logique du PDG est de saboter toute personne intègre au syndicat ou ailleurs en faisant croire à la direction général du groupe Sonatrach à Alger qu’il fait lui-même l’objet de sabotage », a souligné ce responsable.

Sollicité par le Jeune Indépendant, le P-DG de SOTRAZ, Abdallah Arar, n’a pas voulu répondre aux sollicitations du journal. Un responsable au sein de la direction général a expliqué au Jeune Indépendant que le P-dg se trouve chez lui à Alger pour le weekend et qu’il retournera comme à chaque fois à Arzew le dimanche ou lundi.

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