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Culture

Gala au Théâtre : Des voix autour de Djamel Allam

Gala au Théâtre : Des voix autour de Djamel Allam

Une pléiade d’artistes et d’auteurs rendent hommage dans une soirée de gala, aujourd’hui, samedi 25 novembre, dès 18h, au Théâtre régional Abdelmalek-Bouguermouh de Béjaïa, un hommage à leur pair, le chanteur d’expression amazighe Djamel Allam.

Pour célébrer les quarante ans de carrière de l’auteur de Ma rad yughal, en butte depuis août dernier à de sérieux problèmes de santé, des artistes animeront la scène béjaouie. 

Initié par l’Office national des droits d’auteur et droits voisins en reconnaissance à l’apport des doyens de la musique algérienne, ce spectacle verra Boudjemaa Agraw, Brahim Tayeb , Hafid Djemai, Mounia Ait Meddour et d’autres saluer la popularité, le talent et la passion pour la chanson de Djamel Allem. Ils interprèteront nombre de leurs titres personnels mais dérouleront surtout le répertoire de Djamel Allem que d’aucuns considèrent étincelant.

Djawhara, Thella, Gatlatou, A Dadda et autres Salimo font partie de ce répertoire qui, au fil du temps, s’est encore bonifié, résonnant non seulement dans les salles de spectacles, mais quasiment dans toutes les chaumières.

C’est que Djamel Allam, avec sa voix doucereuse, ses compositions légères et son énergie, a magnifié tous ses morceaux, en les mettant à la portée de tous et de tous les publics. Ses choix musicaux mêlent sans difficultés les variations traditionnelles, modernes ou pop folk, servis par des textes simples mais profonds dont l’écoute, à tous les coups, attendrit et émeut.

D’aucuns ont en mémoire, il y a trois ans, les larmes soutirées au public de la maison de la culture, littéralement bouleversé après qu’il ait entonné Uretsru du chanteur de la révolution Farid Ali. Ainsi est l’homme, talentueux certes, mais aussi généreux et flamboyant. Ses prestations ne sont jamais banales mais toujours truffées de surprises.

Aussi l’hommage n’en est que justice. « C’est un grand merci qu’on lui rend », a affirmé un cadre de l’Onda de Béjaïa, saluant autant son œuvre que son parcours. Dans ce contexte, la soirée sera ponctuée par la sortie d’un coffret anthologie comprenant l’intégralité du répertoire musical de Djamel Allem.

Ce natif de Béjaïa en 1947 apprendra la musique au conservatoire de sa ville sous la direction du cheikh Sadek El Béjaoui. Il s’initie alors au répertoire chaâbi et andalou. Son premier album Argu (Rêve), produit en 1974 par Gilles Bleiveis en France, a remporté un très grand succès.

Djamel Allem se produit dans les grandes salles de France et part en tournée en Europe et aux États-Unis. Puis, trois albums se succéderont entre 1978 et 1985 : Les rêves du vent, Si Slimane (premier prix de la SACEM et premier prix de la jeune chanson internationale) et Salimo.

Il ne manquera pas d’évoquer les évènements d’octobre 1988 dans Mawloud. Puis, l’opus Gouraya (2001), réalisé avec Safi Boutella, livrera des textes et des musiques inhérentes à la tradition mais toujours dans la modernité. Son dernier album Le youyou des anges marquera le printemps 2008.

Egalement comédien, cet auteur, compositeur et chanteur a écrit des musiques de films et de documentaires, dont La goutte d’or de Daniel Duval, Prends dix mille balles et casse-toi de Mahmoud Zemmouri, La plage des enfants perdus de Jilali Ferhati. Sa célébrité, il la doit aussi aux titres Argu et Mara d yughal.

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