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Nationale

Gaid Salah ou la sécurité du pays comme priorité

Gaid Salah ou la sécurité du pays comme priorité

Gaïd Salah était chef d’état-major de l’Armée nationale populaire depuis le 16 janvier 2013, le jour où une prise d’otages massive a eu lieu dans le site de production d’hydrocarbures de Tiguentourine. Ce jour-là, un groupe terroriste d’une quarantaine d’individus prend d’assaut le site de production gazier de Tiguentourine, à In Amenas. Il prend en otages près de 800 travailleurs dont plusieurs dizaines d’étrangers. Cette prise d’otages, qui va durer jusqu’au 19 du même mois, fera 37 morts côté otages, presque la totalité des étrangers, et une trentaine de terroristes sont éliminés.

Le commandement de l’armée, avec à sa tête le défunt Ahmed Gaïd Salah, ne fera aucune concession aux terroristes qui se faisaient appeler les signataires par le sang, un groupe dissident d’Al Qaïda au maghreb islamique. Au moment où, de l’étranger, des pressions sont exercées pour ouvrir des négociations avec les terroristes, les forces spéciales lancent l’assaut et neutralisent le groupe terroriste, tout en limitant au maximum les pertes en vies humaines parmi les travailleurs du site. Ce 16 janvier 2013, l’Algérie venait d’être agressée de l’extérieur. Le groupe armé est venu de Libye, dont la frontière est à 80 km de Tiguentourine. En frappant un site de production gazier, les terroristes voulaient toucher le pays au cœur en fragilisant l’industrie pétrolière. Ce jour-là, le commandement de l’ANP et les forces de sécurité devaient frapper fort et c’est ce qui a été fait. Le pays était sous la menace terroriste extérieure. Pour le défunt général, un nouveau défi stratégique se pose : comment rendre imperméables les 3 900 km de nos frontières avec nos voisins subsahariens.
Neuf mois après la prise d’otages de Tinguentourine, Ahmed Gaïd Salah est nommé vice-ministre de la Défense nationale. Priorité : sécuriser les frontières du pays, particulièrement avec la Libye, le Mali et le Niger, pays vivant sous la menace des groupes terroristes et de l’intervention des forces armées étrangères. Depuis l’attaque de Tiguentourirne début 2013, Gaïd Salah mobilise tous les moyens humains et logistiques pour sécuriser les frontières. Il se rendra régulièrement dans les zones frontalières jugées sensibles sur le plan sécuritaire. Il inspectera en personne les hommes et le matériel stationnés dans ces zones frontalières. De grandes manœuvres militaires à munitions réelles avaient lieu au Sahara, et étaient régulièrement supervisées par le défunt chef d’état-major de l’ANP. Ces manœuvres étaient une mise en garde claire à tous ceux qui voulaient s’aventurer par la force à déstabiliser le pays et menacer sa sécurité et son intégrité. Pour le défunt, l’Algérie ne peut suivre l’exemple de la Libye, de la Syrie, du Yémen ou de l’Irak. Tous les moyens seront mobilisés pour préserver la paix, la stabilité et l’intégrité du territoire national.
En tirant sa révérence, le défunt chef d’état-major de l’ANP a laissé une armée soudée et un pays protégé dans ses frontières, et ayant déjoué toutes les tentatives de déstabilisation et de division.
 

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