Gaïd Salah : «La situation actuelle est une affaire algérienne»
Au lendemain de son appel à la convocation du corps électoral le 15 septembre, le chef d’état-major Gaïd Salah a averti ce mardi , depuis la 4e région militaire où il a achevé une visite de 48 heures, que la situation politique actuelle est une affaire interne à l’Algérie, récusant dès lors toutes tentatives d’ingérence étrangère.
En même temps, il a prévenu et affirmé que la solution à la crise actuelle ne saurait être qu’algérienne, inspirée des expériences du passé. « Ces expériences doivent nous servir pour trouver les solutions adéquates pour une sortie urgente de cette crise », a-t-il dit, avant de relever que « l’Algérie avait déjà rencontré par le passé des crises dont elle a su s’en sortir forte et triomphante. Aussi, devons-nous nous inspirer de ces riches expériences pour renforcer et conforter notre unité devant tout ce qui menace l’Algérie et lui veut du mal ». Pour autant, Gaïd Salah rappelle à tous que « la situation actuelle est une affaire algérienne interne qui nous concerne seuls, et exige nécessairement des solutions émanant de notre vécu et de nos expériences ».
Il ajoute que « même si les points de vue divergent et les avis diffèrent sans mettre en péril notre cohésion, il nous appartient à nous seuls en tant qu’Algériens de parvenir, sans obstination ni entêtement, à ces solutions et à les employer de manière à dépasser notre crise sereinement… ». Et, « de ce qui précède, nous sommes tous tenus de prendre conscience de la sensibilité de cette phase et d’être persuadés qu’adopter la voie du dialogue rationnel, honnête et sérieux, et d’œuvrer à sa réussite et son aboutissement, loin de la négativité, des discours vides et du fatalisme, est un devoir national (…) ». Il affirme par ailleurs qu’au sein de l’ANP il y a cette « conviction » et cette « totale certitude que nous dépasserons la situation que traverse notre pays. » Le chef d’état-major lance en même temps un avertissement « aux aventuriers », ainsi qu’ « aux hordes d’égarés et de traîtres qui sont à l’encontre des intérêts de la patrie et du peuple », dont les plans et les projets « seront forcément voués à l’échec ». A l’issue de la première journée de sa visite en 4e région militaire, le chef d’état-major de l’ANP avait suggéré lundi la convocation du corps électoral dès le 15 septembre pour la tenue de l’élection présidentielle « dans les délais réglementaires ».
Selon la Constitution, les élections sont tenues 90 jours après la convocation du corps électoral. Gaïd Salah a également proposé la mise en place d’une instance d’organisation et de surveillance des élections et la révision de la loi électorale.