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Nationale

Fruits et légumes : Vers une baisse des prix à partir de la mi-octobre

Fruits et légumes : Vers une baisse des prix à partir de la mi-octobre

Les prix des fruits et légumes, qui connaissent depuis quelques semaines une hausse importante, connaîtront, à partir de la mi-octobre, une baisse sensible, a affirmé le président de l’Association nationale des commerçants algériens (ANCA) El-Hadj Tahar Boulenouar.

Les prix pratiqués ces dernières semaines sur l’ensemble des produits de large consommation, y compris les fruits et légumes, inquiètent de plus en plus les ménages, mettant ainsi à rude épreuve leur budget, déjà épuisé par la rentrée scolaire. Les commerçants, par contre, considèrent cette tendance haussière normale et expliquent cela par la « période transitoire entre les saisons ».

De son côté, M. Boulenouar a fait savoir que cette hausse ne va pas durer et les prix reviendront à la normale à partir de la mi-octobre, au plus tard au début du mois de novembre. « Une baisse des prix des fruits et légumes en général et de la pomme de terre en particulier se ressentira dès la mi-octobre avec l’entrée des produits de saison, car c’est la période des récoltes », a-t-il indiqué. Il augure que la baisse sera de l’ordre d’une moyenne de 20 DA/kg. Une virée dans quelques marchés de la capitale a permis de constater les prix exorbitants affichés sur les étals, provoquant ainsi le désarroi des citoyens qui n’arrivent pas à remplir leurs couffins. A titre d’exemple, à Belouizdad, au marché T’nach, le prix de la pomme de terre est reparti à la hausse pour atteindre les 60 DA le kilo, la salade verte est cédée à 140 DA, la tomate oscille entre 100 et 150 DA, la courgette est à 200 DA, la carotte à 100 DA, oscille, le poivron entre 100 et 120 DA, les haricots verts sont à 200 DA, la betterave est à 60 DA, le poivron piquant à 100 DA.

Les prix des fruits ne sont pas aussi à la portée des ménages modestes puisque le raisin est affiché à 250 DA, la nectarine à 180 DA, la poire entre 150 et 180 DA, les pommes locales à 150 DA le kilo, la pêche à 160 DA et la poire à 70 DA. Cette hausse qui perdure a suscité la colère des consommateurs qui se posent des questions sur l’origine de cette inflation des prix de ces produits de large consommation. « Cette situation est devenue insupportable. Où sont passés les services de contrôle ? », s’interroge un père de famille rencontré au marché T’nach. Une autre femme ajoute : « Le citoyen est la seule victime de la spéculation des commerçants, notamment face à l’absence des opérations de contrôle au niveau des marchés du détail ».

Pour ce qui est des raisons de cette tendance haussière, M. Boulenouar l’impute, en premier lieu, à la période creuse entre le passage de l’été à l’hiver, qui est marqué par une baisse de la production. Selon lui, l’offre diminue généralement durant les deux mois de septembre et octobre. Le président de l’ANCA a par ailleurs imputé cette hausse au manque de la culture de serre. « La production des serres est mal développée en Algérie, ce qui fait que des produits hors saison sont en manque à chaque fois, induisant une hausse des prix », a-t-il précisé. Le manque de marchés de proximité enregistré à l’échelle nationale contribue à cette situation, car il provoque « des écarts importants entre les prix de vente en gros et en détail ».

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