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Nationale

Fournitures scolaires (Blida) : Une rentrée très coûteuse

Fournitures scolaires (Blida) : Une rentrée très coûteuse

Le mal-être se ressent davantage chez les chefs de famille après la saignée du mois de ramadhan, des vacances d’été et de l’Aïd-el-Adha. A sec, les pères de famille se trouvent obligés de mettre, une fois de plus, la main à la poche pour l’achat des vêtements et des fournitures scolaires à l’occasion de la rentrée, prévue le mardi 21 septembre.

En effet, 2021 est une année qui s’annonce difficile pour les bourses moyennes, notamment face à la flambée des prix. Une vraie gymnastique pour les parents, contraints de faire face, chaque année, à la même situation. Ahmed, un père de famille rencontré ce lundi au centre-ville de Blida dans l’un des supermarchés, a affirmé : «Pour pouvoir subvenir aux besoins des enfants, j’ai dû annuler les vacances de cette année car mon salaire ne m’aurait pas permis d’acheter le mouton et de partir en vacances, en pensant à économiser un peu d’argent en vue de la rentrée scolaire de mes trois enfants.

Mon salaire ne dépasse pas 50 000 DA, et franchement ça ne suffit pas. A une semaine de la rentrée, les prix des fournitures scolaires et des vêtements sont abusivement chers alors qu’il a été annoncé des prix étudiés. Pour ma part,  je trouve que c’est quand même cher.» En effet, malgré les réductions, les prix restent tout de même chers. A titre d’exemple, le cahier de dessin est à 70 DA, la trousse à 300 DA, le sac à dos à roulettes à 2 000 DA, les feutres à 300 DA, le cahier de travaux pratiques à 80 DA, le stylo à bille varie entre 20 et 50 DA, les crayons de couleur oscillent entre 100 et 500 DA, les cartables sont cédés à partir de 1 300 DA, le cahier de 192 pages à 120 DA et celui de 96 pages à 45 DA, les ardoises, elles, sont cédées à partir de 150 DA. «Comme vous voyez, cela fait plus d’une heure que je fais les rayons sans pouvoir toucher quoi que ce soit.

Les prix sont exorbitants, je ne sais quoi faire pour mes enfants !», témoigne un chef de famille. Même constat au niveau des marchés, des souks et des boutiques de fournitures scolaires. Face à cette flambée des prix, les parents se dirigent vers les produits de très mauvaise qualité, comme le reconnaît Nawel, femme au foyer : «Je sais que ce sont des produits bas de gamme, qui sont dangereux et qui ne sont pas toujours aux normes, mais je n’ai pas le choix.

J’ai quatre filles, toutes scolarisées, et la retraite de mon défunt époux ne suffit pas.» Des craintes totalement justifiées bien que le ministre de l’Education ait insisté sur l’allégement du poids du cartable cette année, tout en affichant, à l’avance, les listes des fournitures scolaires indispensables pour chaque élève.

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