Forum social mondial : La propagande marocaine mise en échec
C’est un cuisant échec que vient de subir une nouvelle fois le régime d’occupation marocain. Lors de la 17e édition du Forum social mondial qui se tient à Cotonou, au Bénin, ses thèses colonialistes et sa propagande mensongère, ainsi que sa répression contre les Sahraouis ont été dénoncées par les délégations présentes venues de différents continents.
En effet, la lutte du peuple du Sahara occidental pour la liberté et l’indépendance a suscité un large élan de solidarité. Malgré toutes ses manœuvres, le régime d’occupation marocain n’a pas réussi à freiner cette solidarité internationale avec la cause sahraouie, et ce dans les diverses activités organisées par la délégation sahraouie lors de cet événement mondial.
Selon les journalistes présents dans la capitale béninoise, la participation de la délégation marocaine a essuyé un cuisant échec et un désaveu total de sa propagande. Tous les ateliers organisés par le Maroc ont été désertés par les acteurs des mouvements sociaux et des ONGONG Une organisation non gouvernementale (ONG) est une association à but non lucratif, d'intérêt public, qui ne relève ni de l'État, ni d'institutions internationales, exprimant un rejet manifeste de ses thèses colonialistes, en totale contradiction avec la légalité internationale et les principes portés par le Forum mondial.
Ainsi, la cause sahraouie a occupé une place particulièrement importante lors de ce forum. La délégation sahraouie a organisé, trois jours durant, plusieurs activités, dont des panels de discussion et des workshops, mettant en avant la juste cause du peuple sahraoui, avec la participation de représentants d’organisations de la société civile.
Les délégations ayant pris part au forum ont organisé une marche imposante en soutien à la lutte des peuples sahraoui et palestinien, lors de laquelle les représentants de la société civile ont brandi des pancartes et scandé des slogans faisant écho aux aspirations de leurs peuples et appelant à des solutions aux problèmes et aux crises humanitaires et environnementales qui affectent le monde.
Par ailleurs, la situation des femmes africaines face aux défis politiques, sécuritaires et économiques auxquels est confronté le continent a également constitué l’un des principaux thèmes des travaux de ce forum, lors desquels des militantes issues de plusieurs pays africains ont partagé leurs récits de résistance à la colonisation, aux conflits et à la pauvreté.
Intervenant lors d’ateliers consacrés aux droits des femmes, des militantes ont souligné « l’importance de renforcer la solidarité entre les femmes africaines et de faire entendre leur voix à l’échelle mondiale ». Thérèse Kolongo, avocate et militante des droits de l’homme de la République démocratique du Congo, a estimé que les femmes africaines demeurent affectées par la situation dans leurs pays.
Elles « continuent de subir les conséquences de l’impérialisme » et « ne bénéficient toujours pas de leurs richesses naturelles », une réalité qui se traduit, a-t-elle dit, par « la persistance de la pauvreté et de la marginalisation ». Elle a également souligné que « la cause des femmes sahraouies fait partie des dossiers qu’il faut défendre et mettre en avant à travers le monde ».
Pour sa part, la secrétaire générale de l’Union nationale des femmes sahraouies, Chaba Sini Brahim, a mis en lumière la situation des femmes sahraouies, notamment dans les territoires occupés. Elle a évoqué, dans son intervention, « les conditions de vie des femmes sahraouies dans les territoires occupés, les mauvais traitements qu’elles subissent ainsi que le blackout médiatique entourant la situation des droits de l’homme au Sahara occidental », tout en rappelant « le sort des détenus politiques sahraouis dans les geôles marocaines ».
A cette occasion, Chaba Sini Brahim a lancé un appel aux femmes participant au forum, les invitant à « manifester leur solidarité avec les femmes sahraouies » et à « contribuer à briser le blackout médiatique systématique imposé par l’occupation marocaine ».