Forum d’affaires Algérie – Biélorussie : Appel à renforcer le partenariat économique
L’Algérie et la Biélorussie ambitionnent de renforcer leur partenariat économique. Cette volonté a été exprimée, ce lundi à Alger, à l’occasion du Forum d’affaires algéro-biélorusse, co-présidé par la ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché intérieur, Amel Abdellatif, et le ministre du Commerce et Anti-monopole de Biélorussie, Arthur Karpovich.
La ministre a appelé à l’intensification du partenariat économique, affirmant que ce forum constitue une opportunité idoine pour explorer des pistes concrètes de développement de la coopération bilatérale et d’identification des opportunités d’investissement. Elle a souligné la nécessité de renforcer les liens existant en exploitant « l’immense potentialité » disponibles dans les deux pays, l’objectif étant de porter le partenariat économique à la hauteur du partenariat politique entre l’Algérie et la Biélorussie.
« La rencontre d’aujourd’hui s’inscrit dans le cadre de la volonté commune de nos deux pays d’établir une vision stratégique visant à approfondir le partenariat économique entre l’Algérie et la République de Biélorussie, en harmonie avec la dynamique politique croissante qui caractérise les relations bilatérales », a indiqué Abdellatif, signalant « un développement progressif » de la coopération entre les deux pays depuis l’établissement des relations diplomatiques.
La ministre du Commerce intérieur a dans ce sens signalé la dynamique, enregistrée ces dernières années, « ayant renforcé le processus de partenariat bilatéral ». Cela, a-t-elle noté, à travers l’échange de visites de haut niveau, l’activation des mécanismes de concertation politique, la tenue de la première session du Comité mixte algéro–biélorusse à Minsk en avril 2025, ainsi que la création de groupes d’amitié parlementaire et l’élargissement des canaux de coopération sectorielle entre ministères et institutions économiques des deux pays.
Deuxième session du comité mixte en 2026
Ce Forum d’affaires se présente donc comme l’occasion idoine pour renforcer le partenariat puisque, selon la ministre, il constitue également une plateforme essentielle pour échanger les expertises et renforcer les projets conjoints dans les secteurs stratégiques. Les rencontres B2B de ce forum représentent « une étape essentielle pour établir des projets concrets basés sur une évaluation précise des opportunités et l’identification de partenaires pour une coopération effective et fructueuse », a affirmé la ministre. Elle a, en outre, exposé le cadre juridique et institutionnel qui encadre la relation des deux pays, citant les trois accords de coopération déjà signés, en plus de dix projets d’accords prêts à être finalisés et neuf autres en cours de négociation qui seront achevés lors de la deuxième session du comité mixte prévue en 2026. « Cette dynamique reflète une volonté commune de structurer la coopération selon une vision institutionnelle claire et ambitieuse », a-t-elle précisé.
Exprimant son souhait de voir ce forum ouvrir des perspectives élargies pour la coopération bilatérale, la ministre a indiqué que cette manifestation constitue aussi une plateforme pour réévaluer le niveau des échanges commerciaux, qui ont atteint 34,54 millions de dollars durant les neuf premiers mois de 2025. Pour elle, « ces chiffres ne reflètent ni la profondeur des relations politiques et historiques excellentes entre l’Algérie et la Biélorussie ni les immenses potentialités économiques disponibles dans les deux pays », d’où la nécessité d’œuvrer à renforcer ces échanges, en plus des investissements. Elle a dans cette optique réaffirmé la disponibilité du gouvernement algérien « à accompagner toutes les initiatives d’investissement, à travers les incitations douanières et fiscales, la simplification des procédures, et la mise à disposition du foncier industriel, afin de garantir la réussite et l’accélération de la mise en œuvre des projets communs.
La ministre a ainsi mis en avant le potentiel naturel de l’Algérie et surtout les infrastructures réalisées, évoquant, entre autres, la position géographique stratégique du pays qui fait de lui « un pôle central de connexion économique régionale », la route transsaharienne, la modernisation des ports, l’extension des lignes ferroviaires.
L’Algérie, une destination attractive
« Ces projets traduisent la vision de l’Algérie de devenir un centre majeur d’échanges commerciaux et un espace ouvert aux investissements productifs, offrant à nos partenaires biélorusses de nombreuses opportunités pour établir des projets communs et orienter leur production vers les marchés africains via l’Algérie », a-t-elle souligné.
Elle n’a pas manqué de mettre en évidence la confiance croissante des opérateurs économiques dans le marché algérien, soutenant que c’est le résultat des réformes profondes qui ont engendré l’amélioration du climat des affaires. Selon la ministre, l’Algérie est aujourd’hui « l’une des destinations d’investissement les plus attractives de la région », grâce « à une main-d’œuvre jeune, qualifiée et hautement compétente, offrant aux entreprises un capital humain efficace et stable », en sus de disposer de ressources naturelles et matières premières abondantes.
Le ministre du Commerce et Anti-monopole biélorusse, Arthur Karpovich, a, de son côté, signalé la « grande symbolique » d’organiser ce Forum au moment où les deux pays célèbrent la 30e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques, affirmant qu’« elle constitue une importante station pour le renforcement du partenariat ». Selon lui, l’objectif de ce Forum est « le développement de l’interaction économique et l’élargissement des relations commerciales ».