Forts soupçons contre les Américains dans le sabotage de Nord Stream 2
Ce vendredi 30 septembre, les quatre régions ayant approuvé, par référendum, leur adhésion à la fédération de Russie signerons formellement l’acte d’adhésion. Ainsi, les républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, de même que les régions de Zaporojié et Kherson, deviendront des territoires russes. Un changement de paradigme stratégique et géopolitique qui signifie que la Russie combattra les mercenaires de l’Otan venus en Ukraine sur son propre territoire.
Sur un autre registre, une quatrième fuite a été détectée sur les gazoducs du Nord Stream en mer Baltique. A la demande de Moscou, le Conseil de sécurité de l’Onu se réuni vendredi afin de couper court à toute polémique concernant l’implication de la Russie dans ces incidents.
Jeudi, devant la presse, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a annoncé la tenue d’une cérémonie le vendredi 30 septembre, à Moscou, portant sur la «signature d’accords sur l’entrée des nouveaux territoires dans la Fédération de Russie», après les référendums qui se sont tenus dans la République populaire de Donetsk (RPD), dans celle de Lougansk (RPL), dans la région de Zaporojié et dans la région de Kherson. La cérémonie se tient en présence du président russe Vladimir Poutine qui «prononcera un discours volumineux», selon Peskov.

Grace au referendum, Poutine a changé la donne en Ukraine
Entre le 23 et le 27 septembre, les citoyens des désormais ex-quatre régions ukrainiennes ont choisi massivement de rejoindre la fédération de Russie.
En dépit des condamnations occidentales, le «oui» l’a emporté avec 99,23% dans la République populaire de Donetsk, 98,42% dans celle de Lougansk, 93,11% dans la région de Zaporojié et enfin 87,05% dans la région de Kherson. Cela démontre clairement que les habitants de ces régions refusent de subir davantage le génocide que les différents gouvernements de Kiev ont orchestré depuis 2014.
En effet, les dizaines de milliers de victimes, tombées sous le feu des miliciens néo-nazis et soldats ukrainiens ont été le tribut payé par ces régions qui ont refusé la russophobie érigée en doctrine officielle à Kiev depuis le coup d’état de l’Euromaïdan.
Aujourd’hui après le début de l’opération spéciale russe le 24 février dernier, justement afin de faire cesser ces crimes de l’Etat ukrainien, le processus de dé-ukrainisation semble aboutir pour ces quatre régions et leurs populations. Et le conflit risque de devenir un conflit direct entre deux Etats : Russie et Ukraine, si ce dernier insiste à bombarder des régions qui ont choisi de devenir russes, par voie référendaire.
Comble de l’ironie, le président ukrainien qui espérait traiter directement avec son homologue russe afin de régler ce conflit, s’est mué en va-t’en guerre, dopé par les effets de la propagande atlantiste et coaché par des spin doctors anglo-saxons.
Volodymir Zelensky et son gouvernement fasciste coupables de crimes de guerre et de génocide contre leur propre population ressassent la même litanie : nous allons libérer l’Ukraine et récupérer les territoires perdus. Après le 30 septembre, ça sera plus difficile pour eux d’avoir la même assurance. La donne géopolitique aura changée.
Une quatrième fuite sur le Nord Stream
Dans un autre registre, mais lié avec l’affaire ukrainienne, une quatrième fuite a été identifiée en mer Baltique au-dessus des gazoducs Nord Stream visés par un sabotage présumé, ont indiqué les gardes-côtes suédois ce jeudi 29 septembre. «Il y a deux fuites côté suédois et deux fuites côté danois», a précisé un responsable de l’autorité suédoise. Jusqu’ici, les autorités des deux pays avaient fait état d’une fuite côté suédois et de deux fuites côté danois.

Une quatrième fuite sur les côtes danoises
Suivant deux explosions suspectes ayant eu lieu le 26 septembre, les fuites ont été localisées au large de l’île danoise de Bornholm, dans les zones économiques exclusives respectives des deux pays scandinaves. Les garde-côtes suédois n’ont pas pu présenter dans l’immédiat les raisons de ce signalement tardif, mais ont précisé que les deux fuites côté suédois étaient situées dans le même secteur.
Si les chancelleries occidentales n’ont pas accusé formellement Moscou d’être à l’origine du sabotage présumé, certains pays, dont la Pologne, ont suggéré que les dégradations du gazoducgazoduc Un gazoduc est une canalisation destinée au transport de matières gazeuses sous pression, la plupart du temps des hydrocarbures. Selon leur nature d'usage, les gazoducs peuvent être classés en trois familles principales : 1- gazoducs de collecte, ramenant le gaz sorti des gisements ou des stockages souterrains vers des sites de traitement. 2- gazoduc de transport ou de transit, acheminant sous haute pression le gaz traité (déshydraté, désulfuré, ...) aux portes des zones urbaines ou des sites industriels de consommation 3- gazoducs de distribution, répartissant le gaz à basse pression au plus près des consommateurs domestiques ou des petites industries. pourraient être reliées au conflit ukrainien, dans le cadre du bras de fer énergétique entre Moscou et l’Union européenne.
L’OTAN a dénoncé, ce jeudi, des actes de sabotage «délibérés, inconsidérés et irresponsables» commis contre les gazoducs en mer Baltique, tout en assurant qu’elle se défendrait contre l’utilisation de l’énergie à des «fins coercitives».
Moscou a, pour sa part, indiqué soupçonner l’implication d’un Etat étranger dans les quatre fuites, sans toutefois nommer un pays en particulier. «Il est très difficile d’imaginer qu’un tel acte terroriste puisse avoir lieu sans l’implication d’un Etat», a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, appelant de nouveau à «une enquête urgente» et mettant en garde contre une «situation extrêmement dangereuse». «Il faudra une coopération entre plusieurs pays.
Dans le contexte actuel, où l’on constate un grave déficit de communication et une réticence de nombreux pays à nous contacter dans des domaines aussi sensibles, de nombreuses questions se posent», a ajouté le haut responsable.
Les Américains à la manœuvre ?
A Copenhague, lors d’une conférence de presse, la Première ministre danoise Mette Frederiksen a évoqué des «actes délibérés» : «On ne parle pas d’un accident», a-t-elle ajouté sans toutefois désigner un suspect. Pour Copenhague, les trous par lequel s’échappe le gaz sont «trop gros» pour être de cause accidentelle ; ces derniers auraient été provoqués «par des détonations», a expliqué le ministre de l’Énergie Dan Jørgensen. Les fuites devraient durer «au moins une semaine», selon Copenhague.
Les Etats-Unis – qui ont dans un premier temps affirmé ne pas souhaiter «spéculer» sur les causes de l’incident et vouloir soutenir leurs alliés européens en matière de sécurité énergétique – ont été mis en cause par la Russie en raison de propos de Joe Biden tenus le 7 février 2022. Le président américain avait alors déclaré : Si la Russie envahit les frontières de l’Ukraine alors, il n’y aura plus de Nord Stream 2. Nous y mettrons fin».
D’ailleurs, l’ancien ministre polonais de la Défense, Radek Sikorski, l’époux d’Anne Applebaum, la conseillère néo-conservatrice de l’administration Biden et de Hillary Clinton, célèbre l’attaque contre Nord Stream comme un acte de terrorisme d’État des États-Unis qui condamnera des millions d’Européens à un hiver glacial, via un tweet laconique et arrogant «Thank you, USA».
Une chose est sure : ce sont les Européens en général et les Allemands en particulier qui payeront les pots cassés, noyautées désormais par Washington qui a coupé le dernier cordon ombilical qui liait Russie à l’Europe de l’Ouest. Ce sabotage démontre une réalité : la guerre par procuration en Ukraine est une guerre anglo-américaine contre l’Allemagne, l’Europe et la Russie.