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Nationale

Formation sous peu d’un nouveau gouvernement

Formation sous peu d’un nouveau gouvernement

Après avoir été longtemps dirigé par un gouvernement de gestion des affaires courantes, un gouvernement « de plein pouvoir » sera formé dans les prochains jours. Et c’est le nouveau Premier ministre, Abdelaziz Djerad, nommé ce samedi par le président de la République, qui est chargé de cette mission.
Le président de la République Abdelmadjid Tebboune a désigné Abdelaziz Djerad au poste de Premier ministre et l’a chargé de former son équipe. Une équipe avec laquelle travaillera Le Premier ministre à même de faire sortir le pays de cette crise multidimensionnelle. Dans sa première déclaration accordée à la télévision publique, M. Djerad a affirmé que le grand défi c’est de rétablir la confiance. « Nous sommes aujourd’hui devant un défi majeur qui consiste en le recouvrement de la confiance en notre société », a-t-il souligné. Le défi est aussi, précise-t-il, économique et social, d’où la nécessité d’impliquer les compétences nationales. C’est d’ailleurs ce qu’a affirmé le désormais Premier ministre en montrant sa volonté de travailler « ensemble avec toutes les compétences, cadres du pays et les citoyennes et citoyens ». L’objectif étant de dépasser cette étape difficile que traverse le pays. Tout en remerciant le président de la République pour la confiance placée en sa personne, il se dit confiant que « le programme du président de la République est à même de nous permettre de travailler dans l’intérêt suprême du pays ».
La nomination de cet académicien au poste de Premier ministre laisse dire que les membres du gouvernement seront plus au moins issus de la même « sphère », soit des technocrates. Pour ainsi dire, le gouvernement politique laissera la place à un gouvernement technocrate. Par ailleurs, le nouveau nommé ne doit pas ignorer le mouvement populaire, qui n’a montré aucun signe d’essoufflement et entend aller jusqu’au bout de ses revendications. Sur ce volet, il faut rappeler les déclarations du politologue lors de son passage à la radio nationale, il y a quelques mois, où il avait souligné la nécessité de prendre en charge les revendications et les préoccupations du peuple algérien. Il avait alors souligné la nécessité d’entreprendre des réformes graduelles liées à la réalité du pays et non pas des réformes démagogiques. 
Il convient de noter que M. Djerad, natif de Khenchela, a occupé plusieurs responsabilités et hautes fonctions. Il est diplômé de l’Institut des sciences politiques et des relations internationales d’Alger en 1976 et docteur d’Etat en sciences politiques de l’université de Paris en 1981. Professeur des universités depuis 1992, il a enseigné dans plusieurs établissements universitaires en Algérie et à l’étranger et a contribué à la formation de nombreux universitaires et cadres de l’Etat. Il a en outre occupé plusieurs responsabilités auparavant, dont celle de directeur de l’Ecole nationale d’administration (ENA) d’Alger de 1989 à 1992, de conseiller diplomatique à la présidence de la République de 1992 à 1993 et de secrétaire général de la présidence de la République (1993-1995). Le nouveau Premier ministre a occupé également le poste de directeur général de l’Agence algérienne de coopération internationale (1996-2000) et celui de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères (2001-2003). Il est également auteur de nombreux ouvrages et articles de sciences politiques et de relations internationales. Ainsi, Djerad succède à Sabri Boukadoum, ministre des Affaires étrangères qui avait été nommé Premier ministre par intérim après la démission de Noureddine Bedoui le 19 décembre passé, jour de l’investiture d’Abdelmadjid Tebboune.

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