Nationale

Formation professionnelle : Plus de 285 000 nouveaux stagiaires font leur rentrée

L’ensemble des moyens mobilisés. 

La rentrée de la formation professionnelle, session février 2026, a officiellement eu lieu ce dimanche sur l’ensemble du territoire national. Plus de 285 000 nouveaux stagiaires, dont 57 155 nouvelles places dans le mode de formation par apprentissage et 32 641 dans le mode de la formation résidentielle, ont rejoint les établissements de formation relevant du secteur, selon le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels.

Le coup d’envoi officiel de cette rentrée a été donné par la ministre du secteur, Nassima Arhab, depuis la wilaya de Tindouf. Le choix de cette wilaya est un signal fort quant à l’intérêt accordé par les pouvoirs publics à la formation professionnelle, pilier de l’insertion et de la qualification.

Les nouveaux inscrits seront répartis dans les différents modes de formation proposés. Il s’agit de l’apprentissage, particulièrement prisé pour son immersion directe dans le monde du travail ; de la formation résidentielle classique ; de l’enseignement à distance, mais aussi des cours du soir et de dispositifs adaptés aux personnes à besoins spécifiques, selon les précisions du ministère. Une diversité de formules qui traduit la volonté d’ouvrir la formation à tous les profils, qu’il s’agisse de jeunes en quête d’une première qualification ou d’adultes en reconversion.

À l’occasion de cette rentrée, le ministère a mobilisé l’ensemble des moyens pédagogiques et logistiques nécessaires afin d’assurer le bon déroulement des inscriptions et de l’accueil des stagiaires. De nouvelles spécialités ont également été introduites dans plusieurs wilayas, notamment dans des domaines porteurs comme l’analyse de données et l’installation et la maintenance de panneaux solaires.

Ces filières s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du Référentiel national des formations et des compétences, adopté récemment pour remplacer l’ancienne nomenclature nationale qui comprenait plus de 400 spécialités réparties sur 23 branches professionnelles.

 

Des secteurs prioritaires ciblés

Le secteur concentre désormais ses efforts sur des branches jugées prioritaires, à savoir l’agriculture, l’industrie, le numérique, le bâtiment et les travaux publics, le tourisme et l’hôtellerie, l’eau et l’environnement, ainsi que les énergies renouvelables. L’objectif affiché est d’adapter l’offre de formation aux exigences du marché du travail et aux besoins exprimés par les entreprises en matière de main-d’œuvre qualifiée.

Sur le plan des infrastructures, le paysage de la formation professionnelle apparaît particulièrement dense et structuré. Le réseau compte aujourd’hui plus de 1100 établissements publics incluant des instituts nationaux spécialisés, des centres de formation professionnelle, dont plus de 43% de CFPA, soit 838 structures et 18 centres d’excellence créés en partenariat avec des opérateurs économiques dans des domaines techniques et industriels stratégiques. On compte également 180 centres de développement de l’entrepreneuriat créés pour accompagner les stagiaires lors de leur cursus de formation dans ce domaine.

Le secteur privé n’est pas en reste et occupe une place significative, avec 709 établissements, soit 36,4%. Le reste du dispositif est assuré par les Instituts nationaux spécialisés de formation professionnelle (INSFP), au nombre de 174, soit près de 9 % (174 établissements) qui se concentrent principalement sur les formations de techniciens supérieurs.

 Les annexes des centres (3,76%) et les directions de wilaya (2,99%) contribuent au maillage territorial, garantissant une couverture élargie. Quant à la formation à distance, bien que disposant de peu d’infrastructures physiques (9 annexes), elle s’impose comme un levier stratégique de modernisation et d’accessibilité. Avec donc au total près de 2.000 structures recensées et une offre de formation en constante adaptation, le secteur affiche une solidité certaine avec une volonté claire celle de diversifier les parcours et rapprocher davantage la formation des exigences du marché de l’emploi.