Formation professionnelle : L’intelligence artificielle fait sa rentrée
L’intelligence artificielle intègre désormais la formation professionnelle à la faveur du lancement du programme de formation dans cette importante spécialité, dont le coup d’envoi a été donné ce dimanche depuis l’Institut national spécialisé de la formation professionnelle à Sidi Abdellah.
C’est le ministre de l’Economie de la connaissance, des Start-up et des Micros-entreprise, Noureddine Ouadah, et la ministre de la Formation professionnelle, Nacima Arhab, qui ont lancé ce programme de formation. Une initiative qui vise à intégrer l’intelligence artificielle dans le secteur de la formation professionnelle et soutenir l’entrepreneuriat des jeunes.
Intervenant à cette occasion, le ministre de l’Economie de la connaissance a indiqué que cette incitative marque une nouvelle étape dans le cadre de la stratégie de l’Etat pour faire face aux défis imposés par « la vague mondiale de l’intelligence artificielle », affirmant que ce projet s’inscrit dans la continuité des efforts visant le soutien accordé aux start-ups lancées récemment au sein des universités.
Soulignant la nécessité de maîtriser cette technologie sensible, le ministre a signalé que le programme de formation est fondé sur un partenariat étroit entre les secteurs de l’« économie de la connaissance » et de la « formation professionnelle ». Celui-ci repose sur deux axes. Il s’agit d’un « parcours pédagogique », lequel repose sur une formation pratique intensive encadrée par des experts et formateurs spécialisés dans les modèles les plus récents d’intelligence artificielle, ainsi qu’un « parcours terrain » qui sera marqué par l’intégration des stagiaires dans des projets réels au sein de start-ups afin de garantir l’acquisition d’une expérience pratique directe.
Selon Ouadah, cette démarche est dictée par la réalité du terrain, marquée par le développement rapide de l’intelligence artificielle. « L’évolution rapide dans ce domaine ne peut attendre de longues années de formation classique », a-t-il signalé, affirmant que l’objectif étant d’injecter rapidement des compétences sur le marché afin de soutenir les start-ups et les structures technologiques.
Le ministre a, par ailleurs, salué le « bond qualitatif » du secteur de la formation professionnelle et son adaptation aux dernières avancées technologiques, réaffirmant l’engagement du gouvernement en faveur d’une collaboration intersectorielle (enseignement supérieur, formation professionnelle et jeunesse) pour bâtir une nouvelle économie solide, fondée sur l’innovation des jeunes et les technologies avancées.
De son côté, la ministre de la Formation professionnelle a souligné l’importance de ce programme qui, dit-elle, dépasse les modèles traditionnels pour se concentrer sur « l’ingénierie des compétences ». Le parcours s’étend sur 12 semaines, dont 8 semaines de formation intensive et 4 consacrées à des projets de terrain, selon les précisions de Arhab, laquelle a affirmé que le programme repose sur « un principe strict de mérite », les certifications étant délivrées uniquement sur la base de la qualité et de l’efficacité des projets finaux.
En marge du lancement de ce programme de formation, le premier incubateur et centre d’entrepreneuriat relevant du secteur de la formation professionnelle a été inauguré à Sidi Abdellah. Cette initiative vise à accompagner les stagiaires dans les domaines de l’informatique, de la cybersécurité et de l’intelligence artificielle afin de transformer leurs projets académiques en start-ups autonomes, contribuant ainsi à la création de richesse et d’emplois.