-- -- -- / -- -- --
Nationale

Formation professionnelle : l’impératif d’une communication efficace

Formation professionnelle : l’impératif d’une communication efficace

Contrairement à d’autres secteurs d’activité, ceux de la formation et de l’enseignement professionnels semblent ne pas disposer encore d’un traitement médiatique suffisant pour mettre en évidence les opportunités qu’ils offrent pour l’économie nationale.

Pourtant dans un pays comme l’Algérie, qui relance sa croissance hors hydrocarbures notamment à travers un tissu de petites et moyennes entreprises, la formation professionnelle devrait occuper une place de choix, et même une place stratégique dans les politiques publiques et les médias.

Pour mesurer l’enjeu que constitue ce secteur, il faut revenir aux chiffres. L’enseignement et la formation professionnelle ont la capacité de drainer un grand nombre de stagiaires parmi les plus jeunes. Pour la prochaine rentrée prévue le 24 février, les établissements relevant du département de Mohamed Mebarki proposent quelque 400 000 postes de formation couvrant 23 branches professionnelles, dans près de 1 300 établissements publics répartis sur tout le territoire national. Quand on sait que près de 450 000 jeunes quittent, annuellement, l’enseignement général classique, on mesure alors l’importance du facteur intégration pour ces jeunes exposés à tous types de fléaux, que renforce malheureusement le message de désespoir délivré par certains médias.

Sur le plan économique, l’enjeu est encore plus important. Ce n’est d’ailleurs un secret pour personne que l’Algérie souffre d’un manque flagrant de main-d’œuvre qualifiée et dans presque tous les domaines dont, pour ne citer qu’eux, ceux du BTP ou de l’agriculture. Un déficit qui contraint un grand nombre d’entrepreneurs à importer cette main-d’œuvre de l’étranger, alors que les jeunes Algériens se plaignent du chômage ! Une situation paradoxale qui, plus est, risque de compromettre sérieusement les différents programmes de relance économique. Car, en l’absence d’une adaptation efficace du secteur au besoin de l’entreprise algérienne, ne faut-il pas se demander à quoi sert l’installation d’un réseau aussi dense d’établissements de formation qui coûte au Trésor public des sommes colossales, notamment en matière d’équipement et de maintenance ?

L’adoption, au printemps 2018, du projet de loi fixant les règles applicables en matière d’apprentissage devrait apporter une réponse à cette problématique et faire avancer les choses, d’autant plus que le texte met en relief la notion d’apprentissage définie dans l’article 6 de la loi comme « mode de formation professionnelle organisé, en alternance entre l’établissement public de formation professionnelle et le milieu professionnel », une manière de renforcer cette passerelle qui fait défaut entre la formation et l’emploi.

La loi dispose aussi que la commune, en coordination avec les établissements publics de formation professionnelle implantés dans son territoire, participe notamment à la promotion de l’apprentissage à travers l’information du large public, notamment les jeunes, sur les opportunités de placement en matière d’apprentissage, offertes par les employeurs. Mais encore faut-il qu’il y ait suffisamment de communication.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email