Formation professionnelle : Le SNTFP menace de boycotter la rentrée
Le Syndicat des travailleurs de la formation professionnelle (SNTFP) monte au créneau et compte reprendre le mouvement de contestation. Il a décidé de boycotter la rentrée de février.
Le bureau national du SNTFP a décidé de renouer avec la protestation et a appelé ses adhérents à boycotter la rentrée professionnelle session février. Le SNTFP regrette «la non-prise en charge des préoccupations soulevées lors des réunions tenues le 13 février 2022 au bureau national du syndicat».
A travers cette action, les protestataires ont tenu à dénoncer, entre autres, l’absence de dialogue avec les responsables du ministère de l’Enseignement et de la Formation professionnelle, note le communiqué qui a sanctionné les travaux de ce conseil, lequel a réitéré à la tutelle sa plate-forme de revendications socioprofessionnelles. Cette dernière compte plusieurs points : l’attribution, chaque année, de postes financiers à tous les employés remplissant les conditions légales pour être promus à un rang supérieur, «étant donné que des employés qui ont plus de vingt ans dans leurs rangs n’ont pas bénéficié de promotion».
Le SNTFP plaide pour l’annulation de l’article 87 bis et l’augmentation du salaire minimum garanti à 50 000 DA afin de préserver le pouvoir d’achat des travailleurs. Les travailleurs de la formation professionnelle réclament également la révision de la nomenclature des maladies chroniques contractées par les enseignants du secteur, la révision de leur statut ainsi que celui du régime indemnitaire.
Ils réclament également la prime de fin de service et la prime de soutien pédagogique, estimées respectivement à 15 et 25% pour les corps communs et les travailleurs professionnels, avec effet rétroactif à partir de janvier 2008, sans oublier la mise à jour de la valeur des heures supplémentaires, estimée à 1 000 DA l’heure dans les autres secteurs. Concernant le volet de la formation, le SNTFP exige la révision de toutes les lois fondamentales du secteur de la formation professionnelle, en particulier les mécanismes de classification et de promotion.
Le syndicat insiste aussi sur la formation des personnels en vue de les préparer aux concours professionnels conformément à l’article 104 de l’ordonnance 06/03 du 15 juillet 2006, y compris la loi fondamentale générale sur la fonction publique, et à l’article 2 paragraphe 1 du décret exécutif n° 96/92 du 30 mars 1996 portant composition.
A cela s’ajoute le volet des œuvres sociales. Les travailleurs exigent la dissolution du Fonds national des œuvres sociales (FNPOS), qui «a pillé depuis 1994 à ce jour environ 500 milliards de centimes des différentes institutions et entreprises sans pour autant faire bénéficier les travailleurs de logements ou de prêts pour financer leurs logements». Les travailleurs réclament enfin l’activation de la médecine du travail dans toutes les institutions du secteur. Outre ces revendications, le SNTFP exige la levée des entraves dans l’exercice syndical.