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Culture

Forêt noire forêt rouge

Forêt noire forêt rouge

Présentée ce mardi 19 janvier à Alger, à la salle Mustapha-Kateb du Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi, la pièce théâtrale pour enfants Kariat el amane sera à l’affiche ce week end sur les mêmes planches.

Produite par le Théâtre national algérien (TNA), la nouvelle pièce Kariat el amane (ndlr, le village de la confiance) est une célébration du vivre ensemble dans la dualité entre le mal et le bien, elle est entretenue par une conception onirique, inscrite dans le registre du théâtre didactique.

En attendant de se produire en tournée, elle passera, après sa générale, ce vendredi et samedi. Cela permettra aux jeunes d’aller l’apprécier avec leurs parents et tuteurs.

Mis en scène par Souad Sebki, assistée de Amel Minghed, sur un texte de Yazid Sahraoui (également dans le rôle du narrateur), ce spectacle d’une heure se déroule dans un village où règne la confiance entre des personnes vivant dans l’harmonie et la sécurité. Ce village sera envahi par M’Charchar et Loghrab, deux sinistres personnages incarnant les forces du mal, rendus respectivement par Abdellah Nemmiche et Yacine Djouzi.

Venus en conquérants d’une forêt (suggérée) dite noire, proche de Kariat el amane et où toute forme de vie est anéantie par les méfaits du règne totalitaire du père de M’Charchar, les deux personnages, dépourvus du moindre moyen de subsistance, cherchent à imposer leur loi.

Etant en possession d’une poudre magique qui lui confère des pouvoirs surnaturels, M’Charchar, un individu méchant et arrogant, réussira à ligoter les habitants du village pour régner en maître sur les lieux, aidé dans cette funeste entreprise par son bras droit, Loghrab, un personnage aux allures lugubres.

Quant à Oum El Kheir, personnage positif retranché dans la forêt rouge – autre lieu suggéré –, elle sera sollicitée afin de venir au secours de ces villageois. Elle usera elle aussi de ses pouvoirs puissants d’amour et de bonté pour ramener M’Charchar et son acolyte à la raison.

Ce spectacle est structuré en deux tableaux, il a donné un avant goût aux enfants présents dans la salle du mal qui se prépare à s’abattre sur Kariat el amane, dans une scène d’exposition à dominance noire et aux atmosphères sombres.

Le second tableau décrit le village idéal, il est rendu dans un décor aux couleurs vives représentant des maisons sur une projection figée d’un beau jardin emplit de fleurs de toutes les couleurs. L’atmosphère de dualité entretenue dans les différents ateliers composant le spectacle est l’élément majeur dans la mise en scène de Souad Sebki.

Cette dernière a réussi à mettre en évidence l’opposition entre les deux valeurs tant sur le plan scénographique, œuvre de Toufik Anser, et le jeu des comédiens que celui de la musique et la chorégraphie, signées Amine Bentameur et Tarek Bouarâra respectivement.

Le spectacle s’est déroulé sur un rythme soutenu où chaque comédien a donné de l’entrain à ses partenaires, faisant vivre le texte dans des interprétations justes et des chansons et danses exécutées en groupe.

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