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Nationale

Forêt d’Akfadou bientôt un patrimoine protégé

Forêt d’Akfadou bientôt un patrimoine protégé

L’initiative de classer la forêt d’Akfadou en aire protégée connaît une très bonne évolution. L’APW de Béjaïa veut faire aboutir ce dossier par des initiatives qui ne sont pas des moindres.

Son président, M. Bachir Braket a réuni tous les acteurs concernés dont les présidents des assemblées communales des communes d’Akfadou, Tibane, Chemini, Adekar, Tifra, Taourirt-Ighil et Ouzellaguen, ainsi que des représentants des comités et associations de protection de l’environnement, des comités de wilaya, des agriculteurs, l’association des chasseurs, la conservation des forêts de la wilaya, la Direction de l’Environnement, la Conservation des Forêts et le Bureau National d’Études pour le Développement Rural (BNEDER).

La rencontre a permis au bureau d’études spécialisé en la matière de présenter dans le détail le travail élaboré qui consiste à classer ce massif forestier en aire protégée, délimiter avec précision le périmètre concerné, identifier les espèces végétales et animales d’intérêt écologique, proposer un plan de gestion raisonné conciliant la protection de l’environnement et les activités locales.

L’étude qui avait, déjà, été adoptée à l’unanimité par la commission des aires protégées de l’assemblée populaire de la wilaya permettra aussi de définir une structure de protection avec : une zone centrale (cœur protégé) de 1142 ha visant la conservation stricte des habitats et des espèces, une zone tampon de 3494 ha pour amortir les chocs, activités contrôlées et légères et enfin une zone de transition de 9112 ha pour le développement durable, l’activité socio-économique encadrée.

Son classement devrait donner les moyens et les instruments réglementaires aux intervenants afin de préserver son exceptionnelle biodiversité dont la faune, flore, les zones humides, ainsi que son patrimoine historique et culturel. En effet, on y dénombre 484 espèces et sous-espèces végétales, représentant 16,50% de la flore du nord de l’Algérie, 171 espèces de plantes médicinales et 59 espèces de mousse, 16 espèces de mammifères dont 10 sont protégées et 81 espèces d’oiseaux représentant 27 familles.

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Ce parc qui dépend administrativement des départements ou wilayas de Tizi-Ouzou et de Béjaïa, représente 18 % de la chênaie caducifoliée Algérienne.

Composée essentiellement de chênes, elle se distingue des autres massifs forestiers par sa structure et sa diversité faunistique et floristique. « Cette dernière se caractérise par la prédominance des hémicryptophytes, des thérophytes et par la dominance d’espèces d’origine méditerranéenne ». Des recherches ont pu identifier « 40 espèces rares représentant environ 9 % du cortège floristique».

L’initiative du classement de cette forêt qui abritait le poste de commandement de la Wilaya III historique durant la Guerre de Libération, en parc national remonte à avril 2023. Le mouvement associatif local n’a jamais cessé de tirer la sonnette d’alarme et d’entreprendre des initiatives afin d’obtenir des autorités concernées son classement en aire protégée. Culminant à 1625 m d’altitude, sa superficie globale est de 25 000 ha dont 13 700 ha pour le territoire de la wilaya de Béjaïa qui est sa partie Est. Elle s’étend sur plusieurs communes de la wilaya de Béjaïa dont Akfadou, Adekar, Tifra, Chemini, Souk Oufella, Ouzellaguène, Taourirt Ighil, Tibane et entourée de 14 villages.

Elle offre une multitude de sites touristiques et historiques dont le Lac noir qui est son attraction majeure. On peut aussi y développer de l’écotourisme, du tourisme de montagne, et pourquoi pas du tourisme de l’histoire et de la mémoire. Cependant, elle est confrontée, présentement, à de graves menaces de dégradation et en dépit des efforts consentis en permanence par les services des forêts qui s’emploient à réguler tant bien que mal l’activité humaine qui y est fortement observée surtout ces dernières années.

Menacée par les incendies, une pression démographique continue, un élevage de masse et une activité touristique non encadrée, ce massif forestier qui, autrefois, était classé Parc national de 1925 jusqu’à 1980, subit actuellement des massacres à la tronçonneuse.

Le massif forestier sert de réserve de bois de chauffage aux habitants de la région durant la période de froid, surtout par le passé et actuellement par ceux qui ne sont pas encore raccordés au réseau du gaz de ville. Ce qui a, visiblement, contribué à sa dégradation systématique ce sont aussi les incendies enregistrés durant les périodes d’été ou des centaines d’hectares sont régulièrement, détruits.



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