-- -- -- / -- -- --
Nationale

Fodil Boumala relaxé, Il était en détention depuis septembre

Fodil Boumala relaxé, Il était en détention depuis septembre

Finalement et comme attendu par beaucoup d’observateurs, l’activiste Fodil Boumala a été relaxé ce dimanche matin par le tribunal de Dar el Beida.

Lors du procès qui s’est tenu la semaine passée, le procureur du tribunal de Dar el Beida avait requis un an de prison ferme et 100 000 dinars contre le militant et figure du hirak. Ce jour-là, Boumala avait fait un long discours, défendant sa cause et répondant au juge qui l’interrogeait sur son affaire.

En détention depuis le 19 septembre dernier, Boumala était poursuivi pour atteinte à l’unité nationale et publication de nature à porter atteinte aux intérêts du pays. Il a quitté la prison d’El Harrach en début d’après-midi. Il a été accueilli à sa sortie de l’établissement pénitentiaire par plusieurs dizaines de sympathisants et de proches, enthousiastes et satisfaits du verdict.

D’emblée, Fodil Boumala a réaffirmé, à sa sortie de prison, sa détermination à poursuivre son militantisme, saluant au passage le peuple algérien pour son soutien à sa cause. « Je serai toujours un défenseur de la liberté », dira-t-il.

Visiblement, les mois passés en détention ne semblent pas avoir eu d’impact sur son moral ; le journaliste a lancé la foule : « Moi je suis un être libre. C’est seulement ma liberté qui m’a été spoliée. » « Dire qu’on m’a rendu ma liberté c’est comme ce voleur qui te vole ton argent et te le rend en te disant qu’il t’a fait une faveur. Personne ne m’a fait une faveur », poursuit-t-il sous les applaudissements nourris de ses soutiens et amis, tout en clamant son innocence.

Le désormais ex-détenu a tenu à saluer « le peuple algérien dans son ensemble en Algérie et à l’étranger ». Boumala a également rendu un hommage appuyé au collectif de la défense, salué les activistes du hirak et « ce qui reste de la presse libre ».

Après avoir salué « ceux qui ont été aux côtés des familles des détenus », il a rendu hommage aux détenus en prison ou libérés. « Nous sommes des (êtres) libres et nous le demeurerons », a lancé l’activiste.

« Il s’agit de l’affaire de tout un peuple ; moi je ne suis qu’une goutte d’eau (dans un océan). C’est une affaire de liberté d’un peuple, de l’édification de l’État de droit et des libertés », a-t-il martelé,ajoutant qu’il sera toujours « un défenseur de la liberté ».

Boumala a rappelé qu’il reste encore des détenus « d’opinion et du Hirak ainsi que des journalistes », donnant rendez-vous lors du procès de l’autre militant Karim Tabbou, programmé pour le 4 mars au tribunal de Sidi M’hamed.

Fodil Boumala a également évoqué le cas du président de l’association RAJ, Abdelouhab Fersaoui, en attente de procès. « Nous ne tolérerons plus à l’avenir que quelqu’un soit emprisonné pour son opinion ou qu’il soit jugé uniquement parce qu’il défend l’Algérie », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, tous les manifestants arrêtés ce semdi à Alger lors d’une marche populaire ont été remis en liberté ce dimanche, par le tribunal de Sidi M’Hamed. Parmi ces manifestants, certains ont bénéficié d’un non-lieu alors que d’autres ont été remis en liberté en attendant leurs procès, selon la même source. Les personnes arrêtées avaient tenté d’organiser une marche populaire au centre-ville, empêchée par les services de sécurité.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email