-- -- -- / -- -- --
Nationale

Finances islamiques: Le droit de regard du HCI

Finances islamiques: Le droit de regard du HCI

L’installation d’une instance supérieure légale au niveau du Haut Conseil islamique (HCI), chargée de veiller sur la licéité des opérations bancaires dans le cadre de la finance islamique, est une nécessité. Il s’agira d’accompagner cette nouvelle mesure adoptée et généralisée par les banques et les établissements financiers. L’annonce a été faite ce lundi par le président du HCI, Bouabdellah Ghlamallah, au Forum de la radio nationale.

Selon ses propos, cet organe supérieur sera constitué de spécialistes, de jurisconsultes experts des questions financières, de conseillers religieux et de spécialistes en économie. Ils formeront une équipe de travail qui aura pour mission l’accompagnement et la régularité des opérations financières selon les principes de la législation islamique. Selon Ghlamallah, cet organe, installé auprès du HCI, « sera l’unique référence dans le pays en la matière et regroupera les superviseurs de toutes les banques. Et il aura aussi la mission de trancher sur l’existence ou non d’opérations usuraires Riba dans les opérations financières », a-t-il précisé. Et de « prévoir l’émanation d’autres instances, à l’exemple d’une structure qui aura à promouvoir les fenêtres islamiques (déjà mises en service au niveau des banques publiques), en agences bancaires spécialisées dans la finance islamique ». Le président du HCI a salué l’adoption par le gouvernement de la finance islamique et l’introduction des moyens de financement islamique aussi. « C’est une solution idoine pour fortifier le système monétaire et la production nationale. Mais aussi pour répondre à la demande des citoyens et des opérateurs économiques demandant des produits monétaires et financiers compatibles avec les principes de la Chariaa », a souligné l’invité du Forum de la radio. L’ex-ministre des Affaires religieuses a mentionné la disponibilité de son Conseil à soutenir et aider le ministère des Finances et les banques dans cette démarche.

A cette occasion, il est revenu sur l’ouverture de filières des banques algériennes à l’étranger. « C’est une bonne initiative, car il y a des gens qui fuient les banques et abandonnent leurs droits par peur de tomber dans le péché ».

Interrogé sur la problématique de la lutte contre l’extrémisme religieux, Ghlamallah projette d’entreprendre plusieurs actions pour faire face à ce phénomène, comme la tenue de séminaires, la large distribution des imprimés réfutant l’extrémisme, principalement dans les wilayas exposées à ce phénomène.

Concernant la prolifération des sectes, l’intervenant estime qu’elle représente le cheval de bataille du Conseil et aussi des services de sécurité. Interpellé sur les prêcheurs dans l’audiovisuel, l’invité de la radio estime qu’il est impératif que l’Autorité de régulation de l’audiovisuel intervienne et que ces derniers (prêcheurs) soient agréés par le ministère des Affaires religieuses. Sur les associations à caractère religieux, la promulgation d’une loi dans ce sens est indispensable, avec la concertation du HCI. Ghlamallah a annoncé à l’issue de cette rencontre la tenue d’un congrés international en avril prochain, regroupant des spécialistes dans les sciences islamiques. Une démarche qui permettra de situer la place de l’Algérie en matière d’enseignement dans cette discipline.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email