Financement des investissements : Des budgets conséquents consacrés par l’Etat – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Financement des investissements : Des budgets conséquents consacrés par l’Etat

Financement des investissements : Des budgets conséquents consacrés par l’Etat
Hadj Mohamed Sebaa.

L’Algérie mise beaucoup sur l’investissement pour booster la croissance économique du pays. Ces trois dernières années, les efforts d’investissement de l’Etat dans des projets structurants ont été constants et des budgets conséquents leur sont consacrés.

C’est ce qu’a mis en exergue le directeur général du Trésor et de la gestion comptable et des opérations financières de l’Etat au ministère des Finances, Hadj Mohamed Sebaa, qui dit que de grands projets structurants doivent être finalisés à l’horizon 2027.

« L’Etat accorde une grande importance au financement des investissements, la finalité étant de favoriser une croissance constante de l’économie nationale », a déclaré hier Hadj Mohamed Sebaa lors de son intervention sur les ondes de la radio nationale. Il a surtout mis en avant ce qui a été fait les trois dernières années. « Les budgets successifs d’investissements consentis par l’Etat entre 2021 et la fin de 2023 étaient de l’ordre de 6 500 milliards de dinars, dont 1 900 milliards de dinars en 2021 et 2022, et 2 700 milliards de dinars en 2023, alors que le budget de l’année 2024 prévoit un montant de 2 800 milliards de dinars », a-t-il précisé.

Selon l’intervenant, « ces investissements visent l’attractivité du territoire et le développement durable », affirmant qu’ils sont générateurs d’un niveau de création d’emploi important. Il a cité le complexe du phosphate intégré d’un montant de 700 milliards de dinars, la mine de fer de Gara Djebilet d’un montant de 1 014 milliards de dinars et la réalisation de 7 stations de dessalement d’eau de mer pour un montant global de 206 milliards de dinars.

A cela s’ajoutent d’autres projets relatifs, entre autres, au développement des énergies renouvelables, le projet de modernisation des réseaux ferroviaires ainsi que l’investissement relatif à l’extension du métro d’Alger. Pour le directeur général du Trésor et de la gestion comptable et des opérations financières de l’Etat au ministère des Finances, les résultats des efforts de l’Etat pour l’investissement sont déjà là. Cela se traduit principalement par la réalisation en 2023 d’un taux de croissance du PIB important, qui est de 4,2 %, le meilleur de la région, selon ce responsable. L’objectif est de maintenir ce niveau de croissance avec une ambition d’augmenter ce taux les trois prochaines années, a signalé M. Sebaa.

Pour ce qui est du financement des projets d’investissement, en plus des sources de financement « classiques », la Bourse d’Alger pourrait constituer une vraie alternative pour le financement des investissements. C’est dans ce sens que des réformes sont engagées au niveau du département des Finances, à même de dynamiser le marché boursier, notamment à travers l’augmentation du nombre des entreprises introduites en bourse.  

« La finalité de la diversification des acteurs est d’augmenter le volume des capitaux qui peuvent être levés à partir de la Bourse pour financer les grands investissements, publics ou privés », a indiqué l’invité de la rédaction de la Chaîne 3, soulignant la nécessité d’encourager, à l’avenir, les entreprises, issues du secteur public ou privé, de s’introduire en bourse. Il a dans ce sens signalé l’introduction en bourse du CPA, qui sera suivi par la BDL, exprimant son souhait de voir d’autres entreprises suivre cette trajectoire, pour ainsi permettre aux acteurs économiques de trouver une nouvelle source de financement de projets.

Le directeur général du Trésor au ministère des Finances est, par ailleurs, revenu sur l’accompagnement et le redressement des entreprises publiques en difficulté et surtout sur l’impact de cette opération sur le Trésor public, qui voit sa dette interne s’alourdir.

« Une bonne partie de la dette interne est représentée par le coût de financement d’accompagnement, de redressement et d’assainissement de ces entreprises. 80 % de la dette interne est destinée à cet effet », a-t-il précisé, affirmant que l’objectif de l’Etat ne se limite pas à financer uniquement ce déficit mais à accompagner ces entreprises pour qu’elles puissent concevoir des plans de développement dans le but d’émerger dans une phase d’exploitation positive. Une situation qui leur permettra, par la suite, de rembourser leur dette, d’autant que ce sont des crédits qui sont accordés à ces entreprises, selon les explications de M. Sebaa, lequel a signalé des indicateurs qui prédisent un remboursement prochain de la dette par certaines entreprises.

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