Finance islamique : Le satisfecit de l’ABEF – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Finance islamique : Le satisfecit de l’ABEF

Finance islamique :  Le satisfecit de l’ABEF

Plus de 594 milliards de dinars (DA) ont été collectés par les banques algériennes, au 31 décembre 2022, dans le cadre de la finance islamique. C’est ce qu’a indiqué le président de l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers (Abef), Lazhar Latreche.

« Les dépôts de la finance islamique au niveau des banques de la place algérienne ont atteint 594 milliards DA depuis le lancement de ce type de financement, jusqu’au 31 décembre 2022 », a déclaré M. Latreche qui s’exprimait avant-hier sur les ondes de la chaîne III de la Radio algérienne.

Le président de l’Abef a relevé une nette amélioration des dépôts collectés par la finance conventionnelle grâce à l’augmentation des taux proposés par les banques pour des maturités importantes (60 mois et plus).

Ainsi, l’adoption de la finance islamique et l’amélioration des taux d’intérêt ont contribué sensiblement à l’augmentation du niveau global des dépôts.

Concernant les crédits accordés par l’ensemble des banques algériennes au 31 décembre 2022, M. Latreche a fait savoir que leur volume a évolué de 8,75% par rapport à l’année 2021, expliquant cette hausse par l’impact de la relance économique.

« L’investissement en Algérie dans les différents secteurs d’activité est en train d’évoluer vers le positif », a-t-il dit, soulignant, dans ce sens, que l’orientation donnée était de « privilégier le financement de l’économie nationale dans son volet investissement ».

S’agissant de l’amélioration du service des banques, le président de l’Abef a fait état d’une nette amélioration, notant qu’en 2022, le nombre des agences bancaires avoisine les 1.700 agences, soit une évolution positive de 2,3% par rapport à l’année 2021.

Il a ajouté dans le même cadre que les dossiers de crédit sont traités dans un délai ne dépassant pas les 20 jours tandis que les grands dossiers d’investissement sont traités dans un délai moyen de 30 jours.

Concernant les réalisations en matière de digitalisation du système bancaire, M. Latreche a fait savoir que plus de 3.640 Guichets automatiques de billet (GAP) sont installés à ce jour.

De plus, 37.000 terminaux de paiement électronique (TPE) ont été mis en service à ce jour, avec une augmentation de 23% en 2022 par rapport à 2021, selon le même responsable.

Le paiement par TPE a connu en 2022 une augmentation de 27,99%, avec plus de 2,7 millions de transactions pour un montant de 19 milliards de dollars, a-t-il indiqué, ajoutant que le paiement sur le net a connu plus de 9 millions de transactions en 2022, soit une augmentation de 62% par rapport à 2021.

Il a ajouté que plus de 13,5 millions de cartes bancaires (CIB et Dahabia) sont en circulation au 31 décembre 2022, soit une augmentation de 17% par rapport au 2021.

Le président de l’Abef a rappelé qu’une réunion, présidée par le ministre des Finances, Laaziz Faid, a eu lieu hier dimanche et avait rassemblé l’ensemble des dirigeants des banques publiques.

Lors de cette réunion, a-t-il fait savoir, « des instructions fermes ont été données aux banques publiques pour l’amélioration de la qualité du service, la célérité dans le traitement des opérations bancaires et la modernisation et la digitalisation des opérations financières pour permettre à tous les clients de bénéficier d’un service de qualité et dans des délais qui répondent à leurs attentes ».

Parmi les instructions données lors de cette réunion, la généralisation des TPE au niveau des commerçants, selon M. Latreche précisant que « chaque banque est tenue d’installer au minimum entre 3000 et 4000 TPE auprès de sa clientèle ».

S’agissant du rôle des banques dans l’accompagnement de la politique d’exportation hors hydrocarbures, il a rappelé que deux banques algériennes sont cours de création au Sénégal et en Mauritanie, auxquelles s’ajoute le projet de « BEA international », en France.

Selon lui, « l’ouverture effective de ces banques interviendra durant l’année en cours, une fois les agréments obtenus ».

A propos des crédits non récupérés par les banques algériennes, M. Latreche a fait remarquer que ces dernières « avaient hérité d’une situation de gestion », notant qu' »elles sont aujourd’hui en train d’assainir leur situation pour démarrer sur une bonne base ».

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