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Nationale

Finance islamique : Appel à la mise en place d’un cadre juridique

Finance islamique : Appel à la mise en place d’un cadre juridique

Initié par l’agence Isla-Invest, le cinquième forum algérien de la finance islamique s’est déroulé hier en présence de l’ancien ministre des finances, Abderahmane Bekhakfa, ainsi que des dirigeants et de nombreux cadres du système bancaire algérien.

M. Farid Masmoudi, directeur de la société islamique de développement et M. Naceur Hideur, membre de la direction de Al Salem Bank ont prononcé une allocation montrant l’importance grandissante de la finance islamique, à même de promouvoir l’intérêt général.

Cette rencontre d’ouverture sur le financement islamique a voulu être technique, objective, de haute valeur économique et dépourvue d’empreinte idéologique ou religieuse. C’est d’ailleurs ces caractères d’objectivité qui ont permis à la finance islamique de gagner une audience universelle.

Cette pratique financière a ainsi réussi à s’imposer, pour ses qualités d’efficacité et de performances, dans le monde fermé, impénétrable et monopolisateur de la finance internationale.

Depuis un quart de siècle, en effet, la finance islamique est entrée dans les méandres du système bancaire anglais. Cette finance islamique est reine en Malaisie et dans de nombreux pays du Moyen-Orient. Les pays africains musulmans l’ont adoptée et nos voisins du Maghreb lui accordent un fort intérêt.

Dans une conférence au cours de la matinée de ce forum, un intervenant a exposé l’itinéraire de la mise en place dans trois pays, le Togo, le Sénégal et la Côte d’ivoire, d’un emprunt sous forme de Sukuk, terme arabe équivalent à l’emprunt obligataire, classique auquel l’Algérie a eu recours l’année dernière.

Dans ce sukuk émis par l’Etat, les souscripteurs ne reçoivent pas d’intérêts mais sont propriétaires réels de l’usufruit des actifs. Cette opération a permis le recouvrement d’une grande partie de la masse monétaire informelle.

Parallèlement à cette action d’envergure, la finance islamique s’est illustrée par l’octroi de produits bancaires où les bénéficiaires ne payent pas d’intérêts mais fructifient leur avoir par les rendements des projets réalisés. La finance islamique n’est autre qu’une finance participative où le titulaire partage les risques et les résultats financiers.

Chez nous, en Algérie, un projet a été réalisé dans ce sens et concerne des infrastructures relevant du nouveau port géant en voie de construction sur la côte de Cherchell. La finance islamique, bien connue et active dans notre pays, n’a pas l’importance qui lui due.

Dans ce cinquième forum, les participants ont appelé à la conception d’un cadre juridique pour la finance islamique afin de mieux l’insérer dans nos modes financier, fiscal et économique. Déjà nos banques lui manifestent un intérêt grandissant. Le CPA s’oriente vers l’insertion de la finance islamique dans la gamme de ses produits.

La BDL a mis en place un groupe de travail dans ce sens. Dans la liste de ses produits figure déjà le livret d’épargne sans intérêt, un grand pas dans la voie de l’élargissement des services en matière de finance islamique.

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