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Sports

Finale africaine / Stade Mustapha Tchaker : la très mauvaise idée ?

Finale africaine / Stade Mustapha Tchaker :  la très mauvaise idée ?

Un petit retour en arrière et ces images, étonnantes, dans le nouveau jardin des Verts (Tchaker), qui ont fait le tour (et on n’exagère pas) le tour du monde, montrant le président de la FAF et quelques uns des membres influents de son bureau fédéral, assis dans les gradins avec pour seul « confort » du carton lors de la rencontre ayant opposé l’E.N au Malawi pour le compte des éliminatoires de la CAN 2015. 

On saura plus tard que le 1er responsable de la structure en charge de la gestion du football national, furieux par la tournure prise par une organisation défaillante, voire catastrophique (dénoncée par tout le monde, y compris les représentants des médias) qu’il imputera à « l’incompétence » des services de la Wilaya de Blida à cause desquels il boycottera carrément la tribune dite « officielle » ouverte ce soir-là à tous les vents. A monsieur tour le monde. S’en suivra alors un bras de fer entre l’homme fort de Dely-Brahim et les autorités de la « ville des roses » qui nécessitera l’intervention du chef du gouvernement en personne pour dégeler (pas pour longtemps apparemment) des relations tendues après ce qui s’est passé samedi soir dans cette même enceinte lors de la finale de la « champions league » africaine ayant vu, fort heureusement mais dans la pagaille généralisée que l’on sait, le représentant algérien, l’ES Sétif, disposer des Congolais du Vita Club au bénéfice des buts marqués à l’extérieur, offrir le prestigieux trophée aux Algériens en cadeau d’anniversaire du déclenchement de la guerre de libération. Une organisation de la finale vraiment pas du goût de tout le monde et des scènes déjà vues.

Lamentables. Un sommet dans l’irrespect du malheureux supporter algérien, ceux de l’Entente n’échappant pas à la règle pour avoir été durement malmenés (des bousculades monstres, des échauffourées, une intervention énergique et parfois brutale du service d’ordre, des peurs et des blessés, tout cela par la faute de responsables absents dans tous les sens du terme) avant l’ouverture des portes d’un stade qui ne le leur laissera pas que de bons souvenirs à part le sacre de leur équipe qui leur fera oublier un calvaire qui aura duré une journée entière. Pas de quoi, donc, réchauffer les relations peu cordiales qui lient désormais le wali de Blida au président de la FAF. Un week-end de fête dédiée entièrement aux jeunes, avec une journée de fair-play ? On repassera.

Qui est responsable ? Un peu tout le monde. A commencer par nos champions de la désorganisation qui n’en ratent pas une pour ternir des affiches somptueuses tournant à l’émeute.

Samedi, les fans de Sétif (pas seulement les 30 000 qui ont eu la chance d’accéder à une enceinte dépassé par les évènements, car il y en eut des milliers d’autres, à avoir rebroussé chemin même munis du fameux sésame d’entrée) l’ont, à leur tour, vérifié à leurs dépens en passant, pour beaucoup, à côté de véritables drames et n’oublieront pas de sitôt le sort qui leur a été réservé à l’occasion.

Les organisateurs avaient-ils une idée réelle sur ce que devait être l’engouement du public pour leur sigle transformé, par la grâce de l’exploit annoncé après le nul ramené de Kinshasa, en vrai Equipe nationale (le cœur de toute l’Algérie battait pour lui) et les tracas qui devaient en résulter ? A croire que non.

Après tous les mauvais à-côtés signalés régulièrement autour des matches des Fennecs, nul doute que la faillite est là. Qui impose des répliques fermes : la démission ou le limogeage des responsables de ces fautes professionnelles.

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