Fin des débats sur le bilan du gouvernement : Entre réalisations et insuffisances
Les débats sur la déclaration de politique générale du gouvernement à l’Assemblée populaire nationale (APN) ont pris fin ce samedi, avec les interventions des présidents des groupes parlementaires l’après-midi.
La réponse du Premier ministre aux interrogations des députés, prévue initialement pour ce lundi, a eu lieu finalement tardivement ce samedi. Durant quatre jours, les députés de différentes formations politiques et des élus indépendants sont intervenus pour débattre le bilan d’activité du gouvernement d’une année. Entre réalisation, lacunes et propositions, ils ont débattu sur différents secteurs, en plus de soulever les préoccupations des populations locales qu’ils représentent.
Ainsi, des députés ont plaidé pour la nécessité de combler les insuffisances enregistrées dans différents secteurs, notamment eu niveau local, en vue de parachever le projet d’édification de l’Algérie nouvelle et gagner de nouveaux paris. Les efforts déployés et les réformes opérées par le gouvernement au cours de l’année précédente ont été aussi également par les députés.
L’impératif de consentir davantage d’efforts pour opérer des réformes globales dans tous les secteurs conformément aux démarches du président de la République, en vue de parachever le projet d’édification de l’Algérie nouvelle à travers la lutte contre la bureaucratie, le favoritisme et la mauvaise gestion, ont été souligné par une élus du Front de libération nationale se félicitant « des réalisations dans les secteurs de l’éducation, l’enseignement supérieur et la santé ». Des insuffisances enregistrées dans le secteur de la santé ont été par ailleurs évoqués par d’autres élus, lesquels ont signalé le manque de l’encadrement médical dans certains centres et établissements hospitaliers et le manque de certaines spécialisations malgré la disponibilité du matériel nécessaire,
La modernisation du système financier à l’origine de la réussite de plusieurs réformes, a été aussi soulignée, appelant au renforcement des services bancaires pour les investisseurs et les opérateurs économiques.
L’importance de numériser les dossiers de logements, d’ouvrir la voie aux investisseurs dans le domaine des énergies renouvelables pour commercialiser leurs produits, de la révision de la politique de subvention sociale ainsi que l’implication de tous les acteurs dans la préparation des programmes de réformes éducatives, ont été entre autres évoqués par les intervenant, lesquels n’ont pas manqué d’évoquer la baisse du pouvoir d’achat de algériens.
D‘autres députés ont évoqué des lacunes, estimant que les projets réalisés ne reflètent pas ce qui a été programmé au titre du budget de cette année. C’est l’avis d’un député du Rassemblement national démocratique, soulignant les insuffisances enregistrées dans certains secteurs, dont celui de la santé, qui se répercutent directement sur la vie du citoyen. La nécessité d’accorder plus d’importance aux secteurs des travaux publics, de l’environnement, du tourisme et l’encouragement à l’investissement, a été par ailleurs signalé par des élus de la Chambre basse du parlement.
Des députés ont par ailleurs appelé à l’adoption de mesures permettant d’éviter les retombées des crises mondiales et de s’en sortir avec moins de dommage, signalant dans la foulée « les acquis réalisés par le gouvernement lors de l’année écoulée ».
Rappelons que le Premier ministre a présenté, mardi dernier, la déclaration de politique générale du gouvernement, conformément aux dispositions de l’article 111 de la constitution. Il avait alors affirmé que le gouvernement « s’est penché sur la concrétisation des engagements pris au titre de son plan d’action en vue de la mise en œuvre du programme du président de la République, visant essentiellement le renforcement de l’Etat de Droit et de la gouvernance, en permettant l’émergence d’un nouveau modèle économique et en renforçant le développement humain et le caractère social de l’Etat, outre la dynamisation de l’action diplomatique et la consolidation de la sécurité nationale ».