Fin de la trêve humanitaire à Gaza : Israël reprend son processus génocidaire
L’armée d’occupation israélienne a repris son agression sanguinaire contre la bande de Gaza après sept jours de trêve humanitaire. Une série de raids aériens a ciblé les civils et les infrastructures dans l’enclave palestinienne, faisant des dizaines de martyrs et de blessés. C’est ce qu’a indiqué hier le porte-parole du ministère de la Santé à Gaza, Ashraf al-Qudra.
Immédiatement, après la fin de la pause humanitaire entre la Résistance palestinienne et l’entité sioniste, l’armée israélienne a commis de nouveaux massacres dans plusieurs régions de la bande de Gaza, tuant selon un premier bilan provisoire, pas moins de 37 palestiniens et blessant des dizaines d’autres, a fait savoir M. al-Qudra.
Il a également expliqué que «la trêve temporaire n’a pas aidé le système de santé et nous avons besoin de garantir l’approvisionnement en fournitures médicales et en carburant pour les hôpitaux », soulignant que les équipes médicales, qui manquent cruellement de moyens et de médicaments, prennent en charge actuellement un nombre très important de blessés qui gisent par terre dans les services d’urgence et devant les salles d’opération.
Les israéliens poursuivent notamment la destruction des hôpitaux afin de provoquer un chao sanitaire dans l’enclave palestinienne, sous blocus depuis plus de 16 ans. Les premières heures de la fin de la trêve ont été marquées par le bombardement de l’hôpital Koweïtien à Rafah ainsi que l’hôpital Kamal Adwan au nord.
Les avions de guerre sionistes ont bombardé la ville d’Abasan à l’est de Khan Younis, dans le sud de l’enclave, selon le ministère de l’Intérieur de Gaza, ajoutant qu’une série de raids a été également menée dans la même région. Les régions orientales de Khuzaa et Al-Qarara, ainsi que des bâtiments résidentiels à Rafah ont été également bombardé par l’artillerie lourde, entrainant la mort de 11 civils, dont cinq enfants.
Il convient de rappeler que la trêve humanitaire est entrée en vigueur le 24 novembre dernier et a duré 4 jours, prolongée deux fois, la première pour deux jours, puis un jour, sans être prolongée une troisième fois. Au cours des sept derniers jours, sept échanges de prisonniers ont eu lieu entre la résistance à Gaza et l’occupation sioniste, dans le cadre des conditions de la trêve.
Par ailleurs, le bureau de presse du gouvernement de Gaza a souligné que la communauté internationale, en tête des États-Unis, représentés par le président américain et son ministre des Affaires étrangères, est responsable des crimes de l’occupation après avoir donné le feu vert pour poursuivre la guerre sans tenir compte des lois de la guerre, des lois internationales et humanitaires. La même source a ajouté que le peuple palestinien a le droit de se défendre par tous les moyens et de gagner sa liberté et son indépendance.
Situation humanitaire catastrophique
La célébration de la journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, victime d’un génocide dans l’enclave palestinienne commis par l’entité sioniste, a été l’occasion pour dénoncer une « catastrophe humanitaire » à Gaza. Cette journée intervient alors que des centaines de milliers de Palestiniens, déjà réfugiés, ont subi un déplacement forcé supplémentaire et des milliers de personnes, principalement des femmes et des enfants, sont tombées en martyrs pendant l’agression sioniste contre les civils à Gaza et en Cisjordanie occupée.
Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a indiqué avant-hier devant le Conseil de sécurité que «la population de Gaza vit au milieu d’une catastrophe humanitaire monumentale, au vu et au su de tout le monde. Nous ne devons pas détourner les yeux». Pour sa part, le commissaire général de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), Philippe Lazzarini, a indiqué que «le sort des Palestiniens reste la plus longue crise de réfugiés au monde qui n’a pas encore été résolue».
L’ONU appelée à assumer ses responsabilités
A l’occasion de cette journée, les Palestiniens ont appelé les Nations unies à prendre leurs responsabilités et mettre en œuvre leurs décisions sur la Palestine, lors d’une marche dans la ville de Ramallah. Les participants ont dénoncé les massacres sionistes continus contre le peuple palestinien dans la bande de Gaza et affirmé son droit à l’indépendance.
Le mouvement de résistance palestinien « Hamas » a, quant à lui, appelé le monde arabe et musulman et les peuples libres du monde entier « à intensifier toutes les formes de mobilisation, d’événements et de manifestations en solidarité avec la bande de Gaza, en rejetant et dénonçant l’agression sioniste, les crimes de guerre et le génocide ». « Nous appelons toutes les villes et capitales du monde à poursuivre ces actions et ces marches dans les jours à venir, à élever la voix haut et fort pour rejeter et condamner les crimes de l’occupation, et à faire pression pour criminaliser l’occupant », a jouté le mouvement palestinien.
A noter que l’Hôtel de ville d’Oslo a hissé le drapeau palestinien avant-hier en signe de solidarité avec la population de Gaza, où des milliers de personnes sont tombées en martyrs au cours d’une agression barbare sioniste. « Quand on sait que plus de 5.000 enfants ont perdu la vie, soit plus de 275 classes scolaires, il est naturel de les commémorer », a déclaré la maire d’Oslo, Anne Lindboe, en marge de l’événement.
En outre, une exposition intitulée «Palestine : une terre avec un peuple » sera inaugurée au siège de l’ONU dans le hall des visiteurs à New York et y restera jusqu’au 8 janvier 2024. Cette exposition présente des photographies, des vidéos et des œuvres d’art illustrant différents épisodes du parcours des Palestiniens avant, pendant et après la Nakba. L’agression israélienne contre les civils à Gaza a coûté la vie à près de 15.000 personnes, dont 6155 enfants et plus de 4000 femmes.