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Nationale

Fin de la campagne électorale : Les dernières salves des candidats

Fin de la campagne électorale : Les dernières salves des candidats

Le SG du FLN Djamel Ould Abbès, est assurément sur tous les fronts, même s’il a fait faux bond avant-hier à Bejaia. Mais à l’inverse de ses adversaires, Ould Abbès, sûr de son succès aux élections communales demande, ni plus ni moins, une victoire à 100%, à la soviétique pour, dit-il, préparer la présidentielle de 2019 où il espère faire gagner son candidat.

Le SG du FLN a soutenu que le FLN « remportera ces élections sous le numéro 5 et décrochera le cinquième mandat présidentiel ». Et que la campagne de son parti « n’a pas pris fin aujourd’hui mais qu’elle se poursuivra jusqu’à l’année 2019 ».

Selon lui, le rendez-vous du 23 novembre « permettra au FLN d’amorcer une nouvelle étape », ajoutant que « la victoire lors de cette échéance sera le prélude de la victoire lors de la présidentielle de 2019 ».

En réponse aux critiques nombreuses qu’il a reçues, Ould Abbès a affirmé que ces « ces détracteurs, notamment ceux qui pratiquent le nomadisme politique, ne pourront pas déstabiliser la confiance des militants en leur parti ».

Pourtant, les critiques les plus virulentes sont venues de son propre camp. Et notamment de son redoutable adversaire et néanmoins ancien SG du parti, Amar Saâdani.

Ce dernier, qui s’est vu confier la tâche d’animer des meetings à l’instar de Abdelaziz Belkhadem, ex-SG du FLN également, réhabilité pour la circonstance, n’a pas été tendre avec l’actuel SG, Djamel Ould-Abbès : « Le parti du FLN gouverne au nom de la révolution démocratique, au nom de la légitimité démocratique et non pas au nom de la légitimité historique », a lancé Amar Saâdani, qui contredit ainsi totalement le discours de campagne de son « successeur » ou « remplaçant », Djamel Ould Abbès. Ce dernier ne cesse de se référer au FLN historique en tant que « dépositaire de l’indépendance de l’Algérie ».

Amar Saâdani marque ainsi un retour tonitruant sur la scène médiatique et politique.
Après Amar Saâdani, l’autre salve est venue de la SG du PT, Louisa Hanoune, qui s’est élevée contre la confiscation du sigle du FLN par ceux qui « courent derrière le capital, tournant le dos au peuple ».

De Constantine où elle a insisté sur les dangers qui menacent le pays, la pasionaria du PT a affirmé que « le FLN historique appartient à tous les Algériens sans distinction aucune et sa mission, qui était de libérer le pays du joug colonial, s’est terminée en juillet 1962 avec l’indépendance de l’Algérie ».

Louisa Hanoune a poursuivi en considérant que ceux qui parlent au nom de ce sigle « n’ont rien à voir avec le FLN authentique ».

Le sigle a été, selon elle, confisqué par ceux qui « prônent le capitalisme sauvage ». Louisa Hanoune a souligné que ceux qui ont déclenché la Guerre de libération nationale « voulaient un Etat social ». Hanoune a plaidé, en outre, pour « la lutte contre la fraude des élections et le recouvrement des prérogatives des Assemblées locales ».

Ouyahia fustige la chaîne El Magharibia

Le SG du RND, Ahmed Ouyahia, a appelé depuis Tipasa à « sacraliser le travail et à lutter contre les slogans négatifs qui consacrent la paresse et l’indifférence ».

Ouyahia a soutenu qu’il « est temps de relancer le processus d’édification et de lutter contre les slogans qui consacrent la paresse et l’indifférence à travers l’introduction de certaines réformes pour améliorer la situation de l’Algérie : « Ces réformes s’appuient sur trois axes principaux, à savoir la décentralisation des décisions qui nécessite des assemblées locales fortes et performantes, l’octroi de davantage de prérogatives aux collectivités locales et la gestion de l’Assemblée populaire communale (APC) par le consensus et la concertation pour éviter les situations de blocage », a-t-il expliqué. 

Evoquant les dangers qui guettent l’Algérie, Ouyahia a cité la chaîne El Magharibia qui diffuse depuis Londres (Grande-Bretagne), estimant que cette chaîne « constituait un des outils de propagande » visant à détruire l’Algérie et à semer la discorde : « L’Algérie a résisté à tous les plans qui visaient à la détruire et à la faire basculer dans le chaos », a affirmé le SG du RND en faisant allusion à ce qui était appelé à l’époque « les protestations du sucre et de l’huile ». 

Dans ce contexte, il a rappelé qu’à la date du 22 octobre dernier il n’y avait au niveau du Trésor public que « la somme d’environ 50 milliards de DA et sans la décision du président Bouteflika ordonnant au gouvernement de mettre en exécution le financement non conventionnel, nous n’aurions pas pu payer les salaires des travailleurs pour le mois de novembre qui est de l’ordre d’environ 100 milliards de DA » a-t-il dit.

Le premier secrétaire national du FFS, Hadj Djilani Mohamed, a souligné à Tizi-Ouzou que le FFS « poursuivra son combat pour la reconstruction d’un consensus national » qui préservera l’Algérie et permettra de renforcer la démocratie, et de construire un Etat de droit qui luttera contre la corruption et garantira les droits de l’homme : « Ces élections locales sont ainsi une halte dans un long processus pour une Algérie souveraine, démocratique, d’espoir, d’unité et où les institutions seront au service des algériens », a-t-il insisté.

Hadj Djilani a ajouté que la démocratie « préservera le pays des desseins des oligarchies qui convoitent les ressources du pays et les acquis nationaux et qui veulent porter atteinte à la souveraineté nationale ».

Car selon lui, « cette même oligarchie s’applique à éloigner le peuple de la politique en occupant et en minant le champ politique avec de l’argent sale ».

Le porte-parole du PST, Mahmoud Rachedi, dont c’est la première sortie sur le terrain depuis le début de la campagne électorale a relancé, depuis Bejaia, son appel à la création d’un large front démocratique et antilibéral pour faire face à « l’hégémonie néolibérale et son impact antisocial et liberticide ».

Selon Rachedi, il faut unifier les forces de gauche et réaliser un pôle politique large « pour résister et faire face à l’hégémonie néolibérale », rappelant l’engagement de son parti, depuis plusieurs années, en faveur du projet de création d’une « convergence nationale », démocratique et antilibérale : « A l’évidence, l’objectif n’est pas de réunir ou de juxtaposer des sigles politiques, mais de mobiliser toutes les forces antilibérales autour de valeurs communes, notamment la défense des libertés démocratiques, la lutte contre les désastres sociaux du libéralisme dont le chômage et l’érosion du pouvoir d’achat de sorte à créer de nouveaux rapports de force favorables aux travailleurs et aux couches défavorisées » dit-il. Le PST participe dans la wilaya avec une liste APW et 3 listes APC. Il parraine également une liste d’indépendants dans la circonscription d’Aokas.

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