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Nationale

Fin d’année: le sud une destination de charme pour les algériens

Fin d’année: le sud une destination de charme pour les algériens

Nombreux sont les Algériens qui optent pour le sud du pays pour passer les fêtes de fin d’année. Une destination autrefois préférée des touristes étrangers qui ne voulaient pour rien au monde rater l’occasion de passer à une nouvelle année au milieu des dunes de sable dans une ambiance festive. Et voilà maintenant que les Algériens se tournent vers le désert pour fêter le réveillon, après l’avoir longtemps « boudé » en faveur de la Tunisie. Reste à savoir si c’est un choix ou une alternative.

Les agences de voyages que nous avons contactées proposent toutes des offres pour le Sud. C’est le cas de l’agence Necib tourisme qui, pour cette année, propose Timimoun, l’oasis rouge au potentiel touristique riche et varié qui continue toujours d’inspirer poètes et artistes. « Pour un séjour de cinq jours et quatre nuitées, dans un hôtel trois étoiles, c’est 48 000 DA », nous fait savoir notre interlocutrice, avant d’ajouter : « Nous affichons complet ! », une manière de nous dire qu’il fallait réserver plus tôt. Néanmoins, le prix est jugé cher par plus d’un. « Ça vaut le coup de passer les derniers jours de l’année en toute sérénité dans la perle du Gourara, nous avons fait des économies pour y être présent », répondent, ajoute-t-elle, nos clients.

Biskra, une autre destination que l’agence propose pour le réveillon 2019. « Pour 28 500 DA, vous allez passer un réveillon de rêve », nous signale-t-elle, mettant en avant le programme mis sur pied pour l’occasion, citant entre autres les visites guidées sur plusieurs sites touristiques et une soirée de fin d’année bien animée. « Le nombre de demandeurs de la destination Sud a connu une augmentation significative en comparaison avec les années précédentes », témoigne-t-elle, indiquant que l’agence propose également des voyages en Turquie. Même constat du côté de l’agence Dune voyage qui affiche complet pour Djanet, l’oasis touristique par excellence. Selon les représentants de cette agence, l’augmentation des tarifs pour les destinations à l’étranger, notamment en Turquie (137 999 DA), a fait que les Algériens se sont tournés vers le tourisme local. La Tunisie, destination phare des Algériens en été, mais également en cette fin d’année, surtout que le prix est à la portée des bourses moyennes, devient elle aussi difficile à atteindre.

La cause, explique-t-on chez Dune voyage, est que ce pays voisin a retrouvé sa clientèle étrangère, notamment européenne, au point qu’il est difficile de trouver une place dans les hôtels les plus prisés, car très convoités par ces touristes. Cependant, ce prestataire de service s’est bien préparé, proposant un voyage de sept jours et six nuitées dans la capitale du Tassili n’Ajjer pour profiter des paysages envoûtants et de l’immensité du désert qu’on ne trouve nulle part ailleurs. « Le billet d’avion, le transport en véhicule 4*4 et une pension complète pour 64 000 DA ». Malgré le tarif jugé élevé par une grande partie de la population qui ne peut se permettre des vacances à ce prix, « les places sont toutes prises ». Il en est de même pour Marrakech. La Jordanie à 174 800 DA et Dubaï à 187 999, les deux autres destinations où il est toujours possible de réserver sa place. A ce prix-là, rares sont les Algériens qui peuvent se le permettre, surtout lorsqu’il s’agit d’un déplacement de plus d’une personne. Pour sa part, El Innab tourisme et voyage s’apprête à prendre en charge ses clients. « 55 personnes ont opté pour Dubaï à 170 000 DA, et une trentaine d’autres pour Istanbul (125 000DA) ». Cette agence regrette toutefois de ne pas avoir organisé des voyages au grand Sud algérien, l’un des plus beaux déserts au monde. « Il fallait réserver quatre à cinq mois avant, chose que nous n’avons hélas pas pu faire ! », déplore son représentant, qui souligne la grande demande enregistrée pour cette destination. C’est dire que la « traversée du désert » tente plus d’un.

Un constat que s’accordent la plupart des agences consultées à établir « On est de moins en moins sollicités comparativement aux années précédentes ». La cause : l’érosion du pouvoir d’achat des Algériens. En effet, après le retour du tourisme dans l’agenda des ménages algériens, voilà qu’ils sont confrontés à une réalité, qui n’est autre que leur incapacité à s’offrir des moments de sérénité après une année de labeur. Une dépense supplémentaire, estiment-ils

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