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Nationale

Filière maraichère : Omari à l’écoute des partenaires sociaux

Filière maraichère : Omari à l’écoute des partenaires sociaux

Le ministère de l’Agriculture souhaite booster la culture maraichère en portant au préalable une oreille attentive aux préoccupations des agriculteurs de cette filière vitale. Cette dernière représente un taux de 29 % de la valeur globale de la production nationale agricole, estimée en 2018 à plus de 3 000 milliards de dinars.
Dans l’optique du développement de cette culture, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Cherif Omari a rencontré, le président du Conseil national interprofessionnel de la filière maraichère, Abdelkader Naga. 
S’inscrivant dans le cadre des rencontres de concertation avec les différents partenaires sociaux, cette réunion a été consacrée à l’examen des doléances et propositions des producteurs, émanant de leur propre expérience en la matière.
Il s’agit de pouvoir leur débrayer le terrain et parvenir à des solutions réalisables, qui permettent de promouvoir ce segment agricole, selon un communiqué du ministère de l’Agriculture.
Le ministre a plaidé à cette occasion « à la mobilisation de l’ensemble des compétences scientifiques et techniques afin de valoriser, promouvoir et développer la filière maraichage dans le but d’améliorer la production nationale et de créer une valeur ajoutée à l’économie en général ».
Les parties ont évoqué, dans ce contexte, plusieurs propositions et projets de base, dont le foncier agricole et la création de l’Office national pour le développement de l’agriculture industrielle dans les régions sahariennes.
Les concertations ont porté également sur le rôle des coopératives agricoles dans l’amélioration quantitative et qualitative de la production, des revenus des partenaires agricoles ainsi que l’encadrement et la formation.
Dans ce contexte, le projet de décret relatif à la création de coopératives agricoles a été débattu, outre la simplification des procédures d’accréditation, caractérisées par la bureaucratie au niveau local.
L’objectif étant de développer la production nationale et par ricochet les capacités des exportations des produits agroalimentaires et de l’accès aux marchés internationaux à la faveur de la dynamique des coopératives et regroupements des producteurs.
Pour sa part, M Naga a exprimé son appréciation quant à l’adhésion des membres actifs à cet organisme créé il y a à peine une année et demi (février 2019), soulignant l’impératif de soutenir cette filière dans toutes les zones de production et la numérisation du secteur en vue de mieux accompagner les opérateurs.
Rappelons que le ministre de l’Agriculture avait annoncé, jeudi dernier, de nouvelles mesures pour l’octroi des terres agricoles aux investisseurs avec l’accompagnement de nouveaux organismes, en adaptation avec la politique agricole adoptée. M. Omari avait cité, entre autres mesures, la création d’un dispositif pour le recensement des investisseurs et le suivi de leurs activités.
Il s’agit de lancer une nouvelle dynamique dans les grands espaces agricoles et d’aplanir les contraintes rencontrées par les producteurs. Ainsi, le département de Omari envisage d’adopter « le principe du partenariat après la définition des conditions d’exploitation des biens agricoles, relevant de l’Etat, sur la base de la contribution de chaque partenaire, par les moyens de production, dans les projets d’investissement ». 
C’est dans cette logique qu’intervient la promulgation d’un décret interministériel visant à mettre en lumière un certain nombre de dispositions de la loi sur l’investissement agricoles.
 Sur les projets des chambres froides, le ministre avait relevé que le programme de développement des capacités frigorifiques, confié à l’entreprise Frigomédit, a été revu en 2018 pour englober 30 unités de froid, dont 2 au sud du pays (El Menia et Timimoune) avec une capacité pouvant atteindre 383.500 M3.
Les modifications introduites ont permis de maintenir les projets programmés dans le Sud et de geler certains projets dans le Nord, en tenant compte de ceux réalisés par le privé, a –t-il-expliqué. 
Autant dire que la hausse de capacités nationales de stockage permettront à coup sûr d’instaurer un certain équilibre dans le marché agricole et assurer la disponibilité des produits en cas d’éventuelle pénurie. 

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