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Nationale

Fier d’être Algérien malgré les intolérables supplices

Fier d’être Algérien malgré les intolérables supplices

Accompagné par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel, sous tutelle du ministère de la Culture, le réalisateur Nasredine Guenifi vient de présenter à la salle Ibn Zeydoun l’avant-première de son film sur la guerre de libération nationale. Intitulé « Nous n’étions pas des héros ».

Ce long métrage coïncide avec la commémoration du 1er-Novembre que l’Algérie s’apprête à célébrer dans quelques jours.

Ce film est poignant à plus d’un titre car il témoigne des lourds et indescriptibles sacrifices endurés par les combattants contre l’armée coloniale dans les djebels, les armes à la main.

Ils ont été faits prisonniers et ont subi des atrocités, des supplices et des tortures infligés par les tortionnaires des camps de regroupement.

D’ailleurs, nombreux ont été les moudjahidine à avoir succombé à cette maltraitance féroce est inhumaine. Le film de Nasredine Geunifi, tiré d’un livre écrit par le regretté Abdelhamid Benzine, interné dans ce camp de regroupement, rapporte personnellement et fidèlement l’enfer vécu par ses moudjahidine.

C’étaient des soldats ayant le statut que n’importe quelle armée du monde. Aussi, en tant que prisonniers de guerre, ils devaient être traités avec respect et dignité conformément à la Convention internationale de Genève, que la France elle-même a signée en 1958. Au camp Morand de Berrouaghia, où Abdelhamid Benzine a été interné, ce fut tout le contraire.

Avec ses camarades moudjahidine, il est tombé aux mains d’une équipe de tortionnaires issus de la Légion étrangère. L’un d’eux, un SS de l’armée nazie, un sergent toujours ivre, ne se gênait pas de lancer chaque fois ces mots rageurs « Je hais les juifs, les Arabes et les communistes ».

Il était sans pitié : tortures, coups violents avec son arme, insultes, railleries, les pires humiliations, et l’acte suprême, il achevait en tirant dans le dos de ceux qu’il invitait à quitter le camp, prétextant une évasion, une opération bassement appelée la corvée de bois.
La caméra de Nasredine Guenifi a tout montré, filmant les actes les plus abjects infligés aux moudjahidine.

Comment peut-on survivre à de telles atrocités. D’une puissance inouïe, la seule force qui a permis à ces valeureux hommes de résister, c’est la foi en la justesse du combat.

Ces hommes sont restés fiers de leur algérianité, inflexibles dans leur dignité, ne cessant de répéter, sous la torture, leur fidélité au serment du 1er-Novembre, et ce jusqu’au dernier souffle pour ceux qui ont donné leur vie dans ce camp maudit et jusqu’au dernier moment de leur libération en juin 1962, un mois avant l’indépendance de l’Algérie pour ceux qui ont survécu à cet enfer.

Nasredine Genifi a su magistralement rapporter les faits vécus et après avoir vu le film, les spectateurs rectifieront d’eux-mêmes le titre de ce remarquable long métrage en témoignant que tous les survivants de ce ghetto de la mort sont de véritables immortels et d’authentiques héros.

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