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Nationale

FFS :Tenue du Congrès extraordinaire le 20 avril

FFS :Tenue du Congrès extraordinaire le 20 avril

Les travaux de la session extraordinaire du Conseil national du Front des forces socialistes (FFS) ont débuté aujord’hui à Alger avec pour ordre du jour l’examen de la situation interne du parti, marquée par une crise organique.

Présidée par le Premier secrétaire national du parti, Mohamed Hadj Djilani, cette session se déroule à huis clos sur fond d’instabilité organique à la suite de la démission de trois membres de l’instance collégiale du parti qui en compte cinq. Il s’agit d’Ali Laskri, Saïda Ichalalène et Rachid Hallet.

A la lumière de cette situation, la convocation d’un congrès extraordinaire du parti devient une revendication des militants lors de la réunion du conseil national tenue le 16 février dernier. C’est ce qui a été décidé hier. Ce Congrès aura lieu le 20 avril prochain probablement à Alger et qui pourra enfin combler la vacance dans les postes de l’instance présidentielle. C’est ce problème qui est à l’origine des tensions internes au sein du parti.

En annonçant sa décision de se retirer de cette instance, Laskri avait écrit, dans une lettre adressée au parti, que son retrait “implique automatiquement l’organisation d’un congrès extraordinaire sur le plan statutaire”, invoquant notamment l’article 48 des statuts du parti qui stipule que “si le nombre des membres de l’instance présidentielle est réduit à moins de trois, un congrès extraordinaire est convoqué pour élire une nouvelle Instance présidentielle”.

Certaines sources au sein du parti évoquent une forte option pour la tenue d’un congrès extraordinaire. Une majorité des membres du conseil national et de la base insiste sur cette éventualité, vue comme la seule possibilité pour sortir de la crise organique. D’ailleurs, les mêmes sources avancent la date de la première semaine du mois d’avril prochain.

Jeudi, le premier secrétaire du parti, Mohamed Hadj Djilani, dont le pouvoir s’est renforcé après la « dislocation » de l’instance présidentielle, réduite à deux membres seulement (Aziz Baloul et Mohand Amokrane Chérifi), a assuré, dans des déclarations à la presse, que « le débat permettra de faire ressortir toutes les options stratégiques ».

« Les dispositions jugées bénéfiques pour le parti seront retenues et mises en œuvre », a-t-il dit non sans insister sur le respect des statuts. « Cela ne signifie aucunement que nous badinons avec nos textes. Le respect des statuts du parti, son règlement intérieur et ses chartes est fondamental au sein du FFS ; l’essence de la démocratie, c’est aussi la coexistence de volontés différentes et divergentes arbitrées par des règles et des textes élaborés par tous, applicables et opposables à tous ».

Reste à savoir si tout le monde au sein du parti et de ses instances a la même interprétation de ces statuts. Ce sont ces différences dans les interprétations qui ont déclenché le bras de fer actuel et créé une situation de guerre pour le contrôle des appareils du parti. Une bataille entre les tenants du fameux « cabinet noir »,

qualificatif utilisé par leurs adversaires, et d’autres responsables, sur les lignes stratégiques du parti, comme l’idée du « consensus national », n’a fait qu’envenimer les tensions.

Le 5e congrès ordinaire du FFS remonte à mai 2013, alors que la tenue du 6e congrès était programmée pour mai 2017.

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