Feux d'artifices à Annaba après l'arrivée de Harraga en Sardaigne – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Feux d’artifices à Annaba après l’arrivée de Harraga en Sardaigne

Feux d’artifices à Annaba après l’arrivée de Harraga en Sardaigne

Ce qui s’est passé ce dimanche matin, à travers les quartiers populeux de la ville d’Annaba, relève du surréalisme pour la majorité des habitants de la coquette.
D’un côté, le samedi 1er janvier, vers 2 h00, jusqu’à dimanche, le tout-Annaba est sous les feux d’artifice, même en pleine journée, suite à l’arrivée sur les plages de la Sardaigne (Italie) de six embarcations de fabrication artisanale équipées de moteurs de 110 chevaux, à bord desquelles se trouvaient plus de 70 passagers clandestins.

Mais d’un autre côté, il y avait la colère des familles démunies contre la cherté de la vie. Celles-ci sont sorties pour manifester leur ras-le-bol en brûlant des pneus au niveau de la rue Bouzered-Hocine, la plaine ouest et du côté de la station de taxi de Sidi Brahim, fermant carrément toute circulation.

Concernant les harraga qui ont pu atteindre la Sardaigne en un temps record, soit le 1er janvier, ont téléphoné à leurs familles proches pour les informer de leur arrivée sains et saufs dans l’ile italienne.
La nouvelle a provoqué plusieurs ondes de choc chez les jeunes habitant les quartiers du Ruisseau d’or, de la cité dite «les Allemands», du côté des agglomérations appelées couramment «Djebanet Lihoud» (cimetière juif) et un peu plus loin sur la cité Seybouse.

En grand renfort, les jeunes et moins jeunes sont sortis pour allumer des milliers de feux d’artifice, fort visibles sous un ciel nuageux, pour saluer l’exploit des membres de leurs familles ou amis de quartier qui sont parvenus à atteindre les côtes italiennes.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, par ailleurs, le mécontentement, qui est perceptible depuis déjà plusieurs mois, commence à s’accentuer en raison de la cherté de la vie, la montée de la spéculation et du manque des produits alimentaires de première nécessité, tels que l’huile de table, le lait, auquel sans parler des augmentations des prix des fruits et légumes, devenus intenables pour les petites bourses. La dernière augmentation du prix du pain a failli provoquer une véritable révolution à Annaba. De 10 dinars la baguette de pain normal, celle-ci est passée, en l’espace de 24 heures, à 15 dinars, en violation des décisions du ministère du commerce. La colère et la consternation des citoyens ont contraint les boulangers à baisser les prix.
Depuis, le pain est devenu aussi rare pour manque de farine, selon les boulangers. Seules les pâtisseries garnissent les présentoirs des boulangeries.

Suite à ces constats alarmants, les services de la Gendarmerie nationale sont sortis sur le terrain avec des agents de contrôle de la direction du commerce pour constater de visu les dépassements.
Des saisies de produits périmés vendus même au double de leurs anciens prix ont été effectuées et des fermetures de commerces sont proposées.

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