Fethi Hadj-Kacem expose « Reflet » à l’IFA: Une immersion au cœur du patrimoine – Le Jeune Indépendant
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Culture

Fethi Hadj-Kacem expose « Reflet » à l’IFA: Une immersion au cœur du patrimoine

Fethi Hadj-Kacem expose « Reflet » à l’IFA: Une immersion au cœur du patrimoine

Intitulée « Reflet », l’exposition de l’artiste Kheiro de son vrai nom Fethi Hadj-Kacem brasse des œuvres uniques inspirées du patrimoine, de la nature et du tissage formant une mosaïque qui concilie identité et modernité. Le public pourra contempler ou scruter, ces œuvres jusqu’au 31 mars à l’institut français d’Algérie à Alger (IFA).

Inaugurée samedi après-midi, 23 œuvres minimalistes, entre dessins, peintures et sculptures, ou Kheiro laisse sur des chassies en bois, du métal ou du papier son empreinte, par métier, par postérité, par leg, usant le fil comme liaison, la navette comme instrument, tissant ce lien entre la forme apparente et la réflexion de son idéation.

A première vue, ces œuvres donnent à voir, une sorte de trou d’une aiguille, et des lignes sur des œuvres réalisées au vertical et d’autres à l’horizontal. Mais c’est un brassage culturel que cet artiste aux multiples talents concrétise avec doigté comme le réclame l’ancestral métier à tisser. « Je considère la vie comme un tissage. Je m’inspire de tout ce qui m’entoure, et plus encore de la terre et du patrimoine qui m’a bercé » a-t-il déclaré au Jeune Indépendant lors du vernissage à l’IFA.

Les couleurs dans lesquelles baigne ses œuvres sont chaudes, à l’instar du beige qui revient sur tous ces tableaux. « J’utilise des couleurs proches de la terre et du patrimoine, j’use mon inspiration de la nature même de l’objet. La transversalité du sens, synesthésie qui émane des figures présentes dans la Nature, existe par le reflet empirique, syncrétique et dissemblable de la création » a-t-il expliqué.

Les travaux de Kheiro sont réflexifs, réfléchies mais sans trop de philosophie, juste de quoi renvoyer aux visiteurs ce reflet du patrimoine algérien, cordon ombilical entre entre l’identité et la modernité .

Kheiro face à ses visiteurs

« Dans chacune de mes œuvres, j’utilise le tissage comme fil conducteur, à l’exemple du Tarz qui est le mécanisme de tissage horizontal » a-t-il confié. Le tableau « El Hayek » est un travail minimaliste, qui représente le patrimoine algérien dans toute sa splendeur. « Je travaille sur les traces, les empreintes, les reflets, tout se construit le monde du tissage » a-t-il avoué. Et d’ajouter : « Je travaille sur des assemblages de peinture et dessins et sculptures. Je travaille beaucoup sur la matière. Par exemple, le tableau el Maghzel, c’est le fil de tissage qui est peint. C’est plutôt spirituel ».

L’artiste parlera ensuite du marché de l’art, qui selon lui est existant en Algérie. « Nous n’avons peu de galerie d’art où l’artiste peut rencontrer son public et commercialiser ses œuvres. Nous n’avons pas de marché de l’art. j’espère que cela changera à l’avenir ».

L’ambassadeur François Gouyette dans la salle d’exposition

Quant à la relève, l’artiste pense que « il existe un réel potentiel en Algérie, de nouveau genre émerge chaque jour, tel que l’art du street art ou encore la bande dessinée. Il y a aussi de l’art engagé, certains jeunes s’expriment à travers leurs œuvres » a-t-il affirmé.

Pour que l’artiste algérien puisse vivre de son art, Kheiro assène : « il doit se singulariser par rapport aux autres artistes. Il doit construire son propre style, et apporter une plus-value à la société, que cela soit en visuel ou esthétique, ses œuvres doivent attirer le public. Il faut qu’il expérimente de nouvelles choses ».

Natif de Tlemcen, Fethi Hadj Kacem est un artiste plasticien authentique. Ses œuvres sont exposées en Algérie et à l’étranger. Kheiro fait son entrée dans les salons, festivals et grandes rencontres après sa rencontre avec feu l’artiste Abdelhamid Laâroussi en 1998, alors président de l’UNAC (Union nationale des arts culturels).

C’est l’artiste tlemcenien Rafik Sebbar qui découvre le talent de Kheiro qui voit ses premiers tableaux exposés à tout juste 14 ans à la maison de Culture de Tlemcen.

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