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Nationale

Fête du 1er mai : Les revendications des travailleurs

Fête du 1er mai : Les revendications des travailleurs

La fête du 1er Mai a été célébrée cette année à Tizi Ouzou par la reconnaissance et l’hommage rendu aux éboueurs de la commune de Tizi Ouzou.

L’événement festif a été organisé par l’Association algérienne du patrimoine de l’environnement et du développement humain (AAPEDH), et ce en collaboration avec l’APW de Tizi Ouzou, l’APC de Tizi Ouzou, la Direction de la santé et de la population (DSP) de la wilaya, la Protection civile, la sûreté de wilaya, le CHU Nadir-Mohamed de Tizi Ouzou, la Direction de la culture de la wilaya, la maison de la Culture Mouloud-Mammeri et enfin les Scouts algériens de Draâ ben Khedda.

C’est la grande salle des spectacles de la maison de la Culture Mouloud-Mammeri qui a abrité ce grand rendez-vous, auquel ont pris part les autorités, les représentants de la société civile, des universitaires ainsi que les amis et militants d’un environnement sain.

Pour la cérémonie proprement dite, il y a eu des chants et des danses, des récits poétiques, des pièces théâtrales, une projection documentaire sur les travailleurs de la voirie et la réalité professionnelle qu’ils affrontent au quotidien, et enfin une remise de titres de reconnaissance et de cadeaux à ces vaillants citoyens qui ont la charge de maintenir la capitale du Djurdjura dans un état de propreté.

Ce documentaire est venu rappeler, encore une fois, que la propreté, la bonne hygiène et un environnement sain, c’est avant tout une affaire de civisme.

La force des bras des éboueurs à elle seule ne peut garantir et ne peut suffire au maintien et à l’assurance de ces trois éléments propreté, de l’hygiène et d’un environnement sain, pourtant en vigueur dans toutes les villes d’Europe.

Dans leur témoignage, les travailleurs de la voirie ont assuré que bon nombre de citoyens, pourtant adultes, ne leur manifestaient pas la considération voulue et méritée. Les bouteilles vides sur la chaussée, les sachets pleins d’ordures ménagères jetés n’importe où, la non séparation des déchets…) reflètent l’incivisme du citoyen adulte.

« Une fillette de dix environ qui voulait jeter son chewing-gum, a eu la délicatesse de le jeter dans le camion, et ce après nous avoir salués et souhaité bon courage. En revanche, un adulte est arrivé juste après cette fillette.

Il s’est débarrassé de sa chique, après l’avoir mâchée, sur le trottoir juste derrière nous. Certains éboueurs ont rapporté, à l’unanimité, que durant le service de nuit, certains individus leur lancent même des propos blessants. « Une nuit, il a fallu appeler la police pour assurer notre sécurité », ont témoigné ces travailleurs de la voirie. La mission de ces éboueurs n’est donc pas de tout repos.

Et nonobstant la pénibilité de leur travail, leur salaire est très bas.
Même les autorités l’ont reconnu à travers leur témoignage dans le film documentaire. Quelle est donc la solution pour répondre positivement à la propreté, l’hygiène et le respect de l’environnement ?

« Nous irons certainement vers la répression à l’endroit des personnes ne respectant pas les règles de dépôt des ordures ménagères et ayant des comportements contraires au respect de l’environnement », a clairement indiqué le président de l’APC de Tizi Ouzou, Ouhab Aït-Menguellet.

Beaucoup d’autres intervenants ont mis en avant le grand mérite des éboueurs et la noblesse de leur mission. Cependant, aucun responsable n’a jugé bon de proposer d’augmenter leur salaire ou de les gratifier d’une prime de temps en temps.

Toujours est-il que l’AAPEDH leur a rendu un hommage à l’occasion de cette Journée internationale des travailleurs. Cet hommage pourrait être le présage d’une révision du statut professionnel et social de cette catégorie de salariés. Prions pour cela car ils le méritent amplement.

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