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Culture

Festival international de musique : Un au revoir avec un bouquet de belles voix

Festival international de musique : Un au revoir avec un bouquet de belles voix

Après cinq jours d’intenses activités, la neuvième édition du Festival international de musique symphonique a pris fin ce mercredi 18 octobre, à l’Opéra Boualem-Bessaih d’Alger.

Le fait marquant de ce festival est l’engouement intense du public qui a rempli, chaque soir, tous les sièges de l’Opéra d’Alger. Cet engouement n’a jamais encore été égalé par aucun autre spectacle d’une durée aussi longue.

Il est ainsi réconfortant de constater l’intérêt que le public algérien porte à un art aussi noble que la musique savante à vocation universelle.

Le Festival international de musique symphonique d’Alger prouve, une fois de plus, l’absence de frontières entre les pays des cinq continents, réunis sous une même bannière et une langue commune, la musique dans sa forme la plus élaborée. Pour cette neuvième édition, l’art de l’opéra est à l’honneur.

L’Italie, le Mexique et le Japon ont apporté des moments forts dans cet art. Pour la soirée de clôture, nos jeunes talents algériens sont montés sur scène.

Ils étaient plus d’une dizaine, garçons et filles, a donner le meilleur d’eux-mêmes. Barytons, basses, sopranos, ils ont démontré que les belles voix dans l’art de l’opéra existent aussi en Algérie. Leur talent est reconnu par le public, chaleureux et enthousiaste. Nul doute que demain, ils seront des vedettes et mèneront, pourquoi pas, une carrière internationale.

Un exemple de réussite est donné par les participants venant de Syrie. La Chorale de chambre de l’Institut supérieur de musique de Damas est ainsi programmée pour la soirée de clôture, donnant un aperçu authentique sur l’éclosion de jeunes talents dans l’art lyrique. Cette soirée est aussi une occasion d’honorer les musiciens algériens encore en activité et ceux aujourd’hui disparus.

M. Bouifrou, qui est honoré, constitue l’exemple vivant du musicien maîtrisant hautement les instruments de musique, notamment l’alto et, en même temps, du grand théoricien de l’art musical.

Il a arrangé pour l’orchestre national symphonique des dizaines de pièces puisées du patrimoine musical algérien. Dans les instruments traditionnels, il a eu le génie de transformer la zorna en l’enrichissant et en la rendant apte à être jouée dans un orchestre symphonique. Un hommage appuyé est rendu au regretté maestro Rachid Saouli, qui vient de nous quitter récemment.

« Pour le quarantième jour de son décès, nous organisons une cérémonie à l’Institut national supérieur de musique, où nous inaugurerons un nouvel espace qui portera son nom », a précisé Abdelkader Bouazzara, commissaire du Festival international de musique symphonique, qui a clôturé cette neuvième édition en donnant rendez-vous, en 2018, pour la dixième édition. 

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