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Culture

Festival international de musique symphonique : L’Egypte, sur un air d’inachevé

Festival international de musique symphonique : L’Egypte, sur un air d’inachevé

Le Festival culturel international de musique symphonique a été à sa deuxième journée ce dimanche à l’Opéra d‘Alger. Son évènement se présente comme une bouffée d’oxygène, un rayon de soleil, un moment de bien-être dans l’atmosphère tendue que vit l’actualité de l’Algérie. Pour cette deuxième soirée, trois pays, inscrits au programme de ce Festival parmi les seize participants, ont animé la scène, la Tchéquie, la France, l’Egypte.

Le concert donné par la Tchéquie a ravi le public, admiratif des trois interprètes qui ont séduit par leur jeunesse et leur talent. C’était la fraicheur de la jeunesse de ces artistes dont l’âge tourne autour des vingt ans, qui a été au rendez vous, transmettant la vie et l’enthousiasme aux œuvres d’illustres compositeurs longtemps disparus. Tereza Stepankova, soprano, Jakub Skampa, piano, Vilem Vleek, violoncelle, ont brillé par la maitrise de leur interprétation et la cohésion de leur jeu musical. Les deux musiciens ont accompagné en maitre la belle voix de la soprano. Ce fut un moment de plaisir rare que de les écouter.

Ils étaient nombreux les musiciens venus de France leur succédant en montant sur scène. C’était un orchestre symphonique au complet avec pas moins de dix violons, quatre altos, sept violoncelles, deux bassons et deux cors. Poux ceux qui aiment la musique de Mozart, ils étaient comblés. Le programme de cet ensemble musical de France portant le titre de Koechel 440, avait essentiellement pour contenu des symphonies et des concertos de ce génie immortel de la musique que fut Mozart. Le concert donné à l’Opéra d’Alger comprenait même des airs d’opéra de Mozart qui onr été chantés par la voix mélodieuse de la soprano, Géraldine Casey. Il faut ici saluer la prestation du chef d’orchestre, François Maugrenier, pour la haute qualité de la direction de cet ensemble. Infatigable, il s’est donné à fond pour diriger les musiciens et cela, sans s’aider de partitions écrites, connaissant par cœur les œuvres interprétées au cours de cette soirée. Bravo François Maugrenier !

L’Egypte a ensuite succédé à la France. C’’était aussi un orchestre impressionant par le nombre et la qualité des musiciens. L’Egypte est l’invité d’honneur de ce festival et il est normal que ce pays vienne à Alger avec sa meilleure formation. Il s’agissait du grand Orchestre symphonique du Caire, un orchestre dont la réputation universelle date de 1930, presque un siècle ! C’est depuis 1994 que l’illustre maestro Ahmad El Saedi est à la tête de ce prestigieux orchestre qui a donné des concerts dns les grandes capitales du monde.

L’Orchestre symphonique du Caire a été sublime dans son cocnert à l’Opéra d’Alger. Il peut rivaliser avec avec les plus grands ensembles du monde pour la qualité de ses interprétations. L’Egypte, d’ailleurs a été leader dans le monde arabe pour la compétence et la valeur élevée de ses musiciens. On les a vus et longuement appréciés dans leur tenue impeccable, accompagner les grands chanteurs classiques, Warda El Djazaria, Abdelhalim Hafez, Mohamed Abdelouaheb, Farid El Atrache. L’Orchestre symphonique du Caire aurait pu, à l’Opéra d‘Alger, leur donner vie, en interprétant, dans un style symphonique, quelques uns de leurs titres célèbres. Ce ne fut malheureusement pas le cas , se contentant de rester fidèle à son programme de musique universelle, laissant le public avec un goût inachevé.

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