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Culture

Festival international de l’Art Contemporain : Alger ouvre ses portes aux créateurs du monde

Festival international de l’Art Contemporain : Alger ouvre ses portes aux créateurs du monde

La 9ᵉ édition du Festival International de l’Art Contemporain en Algérie (FIAC/IFCA), placée sous le thème « Au-delà des frontières », se déroulera du 29 novembre au 6 décembre 2025. L’exposition principale du festival sera accueillie au Palais de la Culture Moufdi-Zakaria, tandis que d’autres événements et expositions se tiendront dans plusieurs espaces culturels de la capitale.

Comme il est d’usage pour ce type d’événement, une conférence de presse s’est tenue, hier, pour le coup, au Palais de la Culture. À cette occasion, le commissaire du festival, Hamza Bounoua, accompagné de Maamar Guerziz, directeur artistique de l’événement, et de Wahiba Merabet, chargée des relations publiques, a présenté les grandes lignes de la 9ᵉ édition du Festival Culturel International de l’Art Contemporain en Algérie. Cette édition, organisée sous les auspices du ministère de la Culture et des Arts, est placée cette année sous le slogan « Au-delà des frontières ».

Selon Hamza Bounoua, le choix de ce slogan reflète la volonté de faire de l’art un espace de rencontre capable de transcender les barrières politiques, culturelles et idéologiques. Dans un contexte mondial marqué par les conflits, les violences, les discriminations et les catastrophes humanitaires, le festival, a-t-il soutenu, revendique l’art comme levier de changement, de compréhension mutuelle et de réflexion critique.

« L’art ne doit pas être considéré comme un simple luxe esthétique, mais comme une forme de soft power », a, ensuite, martelé Hamza Bounoua, soulignant, en ce sens, que les politiques culturelles fortes soutiennent les artistes, pour favoriser leur mobilité et renforcer, in fine, leur présence sur la scène internationale. Le festival ambitionne, ainsi, de devenir un pont entre les créateurs du monde, un espace où s’affirment solidarité, diversité et liberté d’expression, toujours selon le même conférencier.

Autre point majeur de cette édition, c’est celui de la nouvelle dynamique accordée au marché de l’art. « Pour la première fois depuis l’indépendance, plus de 22 galeries internationales participeront au Festival International d’Art Contemporain, aux côtés de 8 galeries algériennes », a affirmé le commissaire du festival.

Au total, 120 artistes étrangers, issus de 34 pays, prendront part à l’événement. Une participation éclectique, que les organisateurs présentent comme un rendez-vous, positionnant Alger comme un terrain d’échanges professionnels entre artistes, galeristes, collectionneurs et public.

Selon le commissaire du festival, l’objectif affiché consiste à aborder des thématiques engagées, à renforcer la visibilité de la scène artistique algérienne, à stimuler les opportunités pour les créateurs et à inscrire, durablement, le festival dans le réseau des grands rendez-vous internationaux. « Le Sahara occidental participe pleinement à cette édition, ce qui constitue un message politique fort », a tenu à déclarer Hamza Bounoua.

Forum international de l’art contemporain

L’édition 2025 proposera également un Forum International de l’Art Contemporain, conçu comme un espace d’analyse des transformations rapides du secteur. Les discussions porteront notamment sur l’impact de l’intelligence artificielle, la place de l’art africain contemporain, ainsi que les nouvelles configurations géographiques et identitaires de la création. Artistes, chercheurs et spécialistes seront invités à confronter leurs visions et à interroger l’avenir des pratiques artistiques dans un monde numérique en constante évolution.

Convaincu de la nécessité de soutenir les talents émergents, le festival consacre un volet important à la formation. Un atelier dédié au métier de commissaire d’exposition, encadré par Ehab El-Labban (Égypte), permettra aux participants de se familiariser avec les outils professionnels du curating et de la gestion d’événements culturels.

D’autres sessions cibleront les artistes émergents, avec des formations sur le marketing culturel et la communication professionnelle, animées par l’artiste Mohamed El Masry, venu d’Égypte, et par Redha Djemai, artiste peintre algérien. L’objectif étant d’accompagner les créateurs en devenir dans la construction de carrières solides et leur donner les moyens de s’affirmer sur la scène artistique.

Exposition de la diaspora et table ronde spéciale

Autre nouveauté majeure, la création d’une exposition collective entièrement consacrée aux artistes de la diaspora algérienne, sous la supervision de Yasmine Azzi-Kohlhepp, AYN GALLERY. « Cette initiative vise à renforcer les liens entre créateurs établis à l’étranger et institutions culturelles nationales, tout en valorisant la richesse des parcours artistiques influencés par l’exil, la pluralité des cultures et les nouvelles scènes internationales », a expliqué le commissaire du festival. À noter qu’une table ronde réunira les artistes exposants pour discuter des défis et opportunités liés à l’appartenance à la diaspora, ainsi que des perspectives de coopération culturelle.

Intervenant lors de la conférence, Wahiba Merabet a fait ressortir la portée « stratégique » des circuits touristiques programmés, cette fois-ci, pour les invités officiels. Ces visites, a-t-elle indiqué, permettront de découvrir les sites historiques et les régions patrimoniales du pays, avec l’ambition de montrer une Algérie ouverte, accueillante et riche de sa diversité.

« L’art et la culture sont une force douce capable de déconstruire les stéréotypes », a-t-elle encore déclaré, estimant que ces initiatives contribuent à améliorer l’image du pays tout en valorisant son patrimoine.

Chaque galerie participante recevra un trophée du festival, et plusieurs personnalités artistiques nationales seront distinguées lors d’une cérémonie de reconnaissance, ont mentionné les organisateurs. Le festival prendra fin, automatiquement, à l’issue de la période d’exposition, le 6 décembre prochain, clôturant ainsi une édition annoncée comme l’une des plus ouvertes et internationales depuis sa création. L’année dernière, l’événement avait accueilli des participants venus de 39 pays étrangers.

L’ouverture est prévue le samedi 29 novembre ; le Palais de la Culture Moufdi-Zakaria sera le cadre de l’inauguration officielle du festival par le ministre de la Culture et des Arts, en présence de représentants diplomatiques, suivie de l’ouverture de l’exposition publique. Le dimanche 30 novembre, l’École supérieure des Beaux-Arts sera le cadre du Forum intellectuel international intitulé « Au-delà des frontières ». Le lundi 1er décembre, une visite touristique est prévue pour les invités à la Villa Boulkine (Hussein-Dey), qui présentera également l’exposition des ateliers IFCA dédiée aux artistes émergents, suivie de leur vernissage, tandis qu’un séminaire intellectuel réunissant des artistes de la diaspora sera organisé le lendemain. Le mercredi au vendredi 3 au 5 décembre, les participants assisteront à un atelier sur le métier de commissaire d’exposition et à la remise des prix. Enfin, l’exposition permanente se poursuivra, jusqu’à la clôture officielle des activités prévue les 5 et 6 décembre 2025.



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