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Culture

Festival de musiques andalouses : Escales

Festival de musiques andalouses : Escales

Consacré à l’andalou et aux musiques anciennes, le Festivalgérie dont la clôture a eu lieu, ce lundi 25 décembre à l’Opéra Boualem-Bessaih d’Alger, propose nombre d’escales.

Dans un récital dédié au malouf et au samâa soufi, une immersion dans les patrimoines musicaux turcs, marocains et algériens, les ensembles Djalal Echarkaoui, Mehmet Kemiksiz et Ichbilia se sont succédé sur scène, proposant lors de la soirée de ce dimanche des répertoires entre l’inchad et le samâa soufi, la musique classique arabe et le tarab, le zadjel et le mahdjouz inhérents à la musique andalouse.

Les deux premiers orchestres se sont distingués par les sonorités du ney, du qanoun et du tanneur (luth à manche long). La voix de Mehmet Kemiksiz, soutenue par celle de deux choristes, mettra en valeur des textes religieux et spirituels et des poèmes contemporains d’auteurs turcs et iraniens.

De même que Djalal Echarkaoui fera des louanges à dieu et au prophète. Quant à la prestation d’Ichbilia de Souk Ahras, son orchestration sera parfois difficilement audible et son chant monotone.

La soirée de samedi sera également en partie maghrébine avec l’association de jeunes pour la musique arabe de Monastir en Tunisie et l’Ensemble andalou de Paris.

L’orchestre tunisien de quatorze musiciens, dirigé par Mahmoud Frih, a enchanté l’assistance avec un programme de chansons dans les genres malouf et populaire, notamment Semmaï isbaïn, Ya la qawmi dhayyaouni, Noubet raml el maya et Wasla mezmoum dans le malouf, Jari ya Hammouda, Hobbi yetbaddel, Yet’djedded, Kiy dik bik eddah’r ya meziana.

De son côté, l’Ensemble andalou de Paris, représentatif de la communauté algérienne en France, s’est présenté avec dix-huit musiciens, dirigés par Abdelkrim Bensid, pour un répertoire d’une dizaine de pièces de l’andalou, alternant entre les inqilabes et les hwaza.

Respectant la parité hommes-femmes, cet orchestre a exécuté, dans les modes zidène et araq, un programme en chorale avec « beaucoup de professionnalisme », a relevé le président de l’association, Chawki Chaoui Boudghane, précisant que les musiciens, « très honorés » de participer à un « évènement de référence », se sont formés « dans différentes écoles de musique en Algérie », Tlemcen, Alger et Constantine entre autres, avant de se rassembler à Paris en 2010 pour mettre en valeur le patrimoine musical algérien en France.

Pays du duo Hemiolia composé de la violoncelliste Claire Lamquet et la violoniste russe Alfia Bakieva. Leur choix sera porté sur huit pièces du XVIIe siècle, écrites par de grands noms de la musique classique, brillamment exécutées dans un ton solennel, devant un public qui a bien apprécié leur rendu.

Les sonates de Cima, de Castillo et de Francoeur, la Fantaisie de Telemann, la Follia de Corelli et le Caprice d’Alabaco, ont constitué l’essentiel de leur programme interprété avec une maîtrise technique de haute facture, avant de conclure avec une surprise : Al khir ino, titre à succès du chanteur algérien d’expression kabyle Idir, repris en chœur par l’assistance.

Le voyage se poursuivra jusqu’au Japon avec le duo Futari Bayachi. La chanteuse au taïko (tambour japonais) Emiko Ota et Hideaki Tsuji au shamisen (luth à trois cordes) ont exécuté une dizaine de pièces représentatives de la tradition de plusieurs régions de leur pays. 

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