-- -- -- / -- -- --
Culture

Festival de musique andalouse : Dernier voyage

Festival de musique andalouse : Dernier voyage

Lors de la dernière soirée du Festival international de musique andalouse et des musiques anciennes, ce lundi 25 décembre à l’Opéra Boualem-Bessaïh d’Alger, le public a eu droit, trois heures durant, à quatre performances dont celle de l’Ensemble Aftab du Pakistan.

Orchestre unique d’une soixantaine de musiciens, issu des masters-class du festival, il sera dirigé par Khalil Baba Ahmed, rendant un programme représentatif des trois écoles de la musique andalouse.

Après la partie algéroise dans les modes sika et raml el maya, il passera au registre du gharnati de Tlemcen et au malouf de Constantine avec Touchiet el kamel et Bachraf h’cin.

Ces musiciens qui ont perfectionné en ateliers leurs connaissances en matière de techniques d’instrumentation sur le luth, la kouitra, le violon et le r’beb, laisseront place au luthiste Ramdane Smahi de Béchar .

Dans son interlude musical, il a offert des extraits de pièces du célèbre Alla Foundou et d’autres du patrimoine du sud-algérien, dans un jeu libre, soumis à « l’inspiration du moment », d’après lui, rapporte l’Agence presse service d’Algérie.

De son côté, l’Ensemble Aftab du Pakistan a proposé à l’assistance un voyage à travers le temps, conduit par un répertoire de chants populaires « d’avant les frontières » qui comprend, sur des thèmes du chant pakistanais, des mélodies afghanes, pachtounes et indiennes.

Les trois frères Mushtar, le chef d’orchestre Shuaïb, Hubaïb et Behlole, Zakar Fady et Ioannis Rasaras, aux origines, algéro-libanaise et franco-grecs ont interprété pour leur première en Algérie des pièces du qawwali (chants sacrés) et d’autres du tappa et mahya (chants populaires), munis d’une tabla pour la percussion, un rabab à cordes pincées et deux sindhi sarangi, grave et aigue (vièles à 36 cordes dont trois principales frottées à l’archet qui donnent la mélodie).

Apparus dans des costumes traditionnels, ces musiciens prônent, pour une finalité spirituelle, la nostalgie, l’amour et la poésie lyrique. Le répertoire de cet ensemble pakistanais s’inspire des systèmes des ragas, musique savante, caractérisant la région qui s’étend de l’Afghanistan au Bengladesh.

Quant à l’Ensemble national andalou de l’Opéra d’Alger, une sélection des Ecoles d’Alger, Tlemcen et Constantine, il a exposé un programme à trois volets, conduit en partie par les voix limpides et étoffées de Lamia Madini, Adil Baba Ahmed, El Hadi Sefraoui, Fateh Rouana et Malek Chelloug, donnant ainsi « l’avantage aux solistes ».

Après le prélude Bachraf mezmoum, pièce composée par Samir Boukredera le chef d’orchestre, une quinzaine de pièces sera rendue, notamment El qelb bat sali, Mel hbibi malou, Men hwa rouhi ou rahti, Kadiriet dans le mode zidène, M’cheghel dans le mode hraoui et Billahi ya hamami.

Ce festival, ouvert le 20 décembre dernier, a rendu hommage à la pianiste et professeure Salima Madini, actuelle présidente de l’association Essendoussia, pour son parcours artistique par la voix de sa fille Lamia Madini qui a interprété, avec elle au piano, une composition du terroir.

Aussi, cette édition sera dédiée à la mémoire du doyen des musiciens de la chanson andalouse Mustapha El Hassar, récemment disparu.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email