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Nationale

Ferhat Mhenni appelle à la sécession de la Kabylie

Ferhat Mhenni appelle à la sécession de la Kabylie

Fait sans précédent dans le pays du 1er novembre 1954 : Ferhat Mehenni, l’homme qui appelle à la sécession de la Kabylie, qui se fait appeler du « Gouvernement provisoire kabyle » en exil (Anavad) et du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), a animé ce dimanche une vidéoconférence à l’auditorium du campus Hasnaoua de l’université de Tizi Ouzou. C’est donc dans un établissement de l’enseignement supérieur, une institution de la République algérienne démocratique et populaire que cet ennemi acharné de son pays a appelé au « combat du peuple kabyle face à l’Algérie ». Des dizaines d’étudiants structurés au sein de la « Coordination locale des étudiants » ont pu l’écouter et le voir tranquillement discourir sur un data show sur le « peuple kabyle » et « l’Etat colonial d’Algérie ».
Les Algériens de Kabylie, du centre du pays, de l’Est et de l’Ouest, ou encore plus loin, ceux de Tamanrasset, de Tindouf et de Ouargla sont abasourdis. Il est clair que le recteur de l’université et sa tutelle le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique sont les premiers responsables de l’intrusion de ce « harki », « traitre » au pays du million et demi de chahids au campus de Hasnaoua. Où étaient les services du renseignement ? Où étaient la DSS, l’ex DRS, pour tuer dans l’œuf ce « séisme » ressenti à travers les 2,4 millions de kilomètres carrés de l’Algérie ? Personne ne peut répondre à ces questions, comme si le pays était un « no man’s land », ou un pays livré à lui-même.
C’est une organisation estudiantine aux desseins sécessionnistes, à savoir la Coordination locale des Étudiants, qui a ouvert la porte au chef du « MAK ».
L’homme, qui est protégé par la France et qui a été reçu il y a quelques années au Quai d’Orsay sans que Alger de Bouteflika ne bougeât le petit doigt, a pu s’exprimer librement ce dimanche matin pendant plus d’une heure dans « l’enceinte » de l’université. Les Algériens de toutes les régions du pays ont flambé la Toile. « Ce qui s’est passé aujourd’hui à l’université de Tizi Ouzou est une honte », tonne, Mohamed Yaakoubi, directeur du journal El Hiwar, à l’adresse du ministre de l’enseignement supérieur. Un internaute, s’adressant à la France qui a offert l’asile à ce « traitre », se demande si Paris aurait accepté d’accueillir les séparatistes corses, basques, bretons et les indépendantistes des DOM TOM. Pour les observateurs, cette conférence qui s’attaque directement aux fondements de l’Algérie, ne profite à aucun Algérien, « qu’il soit kabyle, chaoui, targui ou biskri ». « Il n’y a que la France, protectrice avérée de Mhenni, qui profite de ce crime abject contre notre chère Algérie », peut-on lire dans un commentaire sur Facebook. 
Djamel Zerrouk

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