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Nationale

Fekhar et ses compagnons devant le juge

Fekhar et ses compagnons devant le juge

Kamel-Eddine Fekhar, le militant mozabite des droits de l’homme et ex-militant du Front des forces socialistes (FFS), devait comparaître hier devant le juge de la cour de Ghardaïa, en compagnie d’un groupe de personnes, toutes arrêtées au début de juillet après les violents événements de Guerrara. Kamel-Eddine Fekhar est accusé d’association de malfaiteurs pour atteinte à la souveraineté de l’État, à l’unité nationale, à la sûreté de l’État, d’attroupement armé et non armé et d’incitation au meurtre.

Les accusés, qui sont incarcérés à la prison d’El Ménéa, sont défendus dans cette affaire par un collectif d’avocats et par Maître Debouz de la Ligue des droits de l’homme.
Pour rappel, Ghardaïa a été la proie d’une violence sans pareille en juillet dernier.

Des affrontements entre groupes de jeunes ont été émaillés d’actes de vandalisme et de pillage de locaux à usage d’habitation ou commercial, ainsi que de saccage et d’incendie de palmeraies et de véhicules. Aussi, 23 personnes ont trouvé la mort dans la commune de Guerrara tandis que 30 autres ont été arrêtées suite à ces affrontements.

Ces personnes ont été inculpées pour attroupement armé sur la voie publique, possession et utilisation d’arme lors des attroupements et outrage et violence contre les forces de maintien de l’ordre. Au total, 109 personnes ont été interpellées (49 à Ghardaïa, 51 à Guerrara et 9 à Berriane) par les services de sécurité.

Depuis le début des affrontements en décembre 2013, au moins 45 personnes ont été tuées, en majorité des Mozabites, et plus de 300 ont été blessées. Quelque 900 locaux commerciaux et habitations ont été incendiés durant ces violences.

Après avoir épuisé les moyens traditionnels de confinement de cette violence, l’Etat a décidé de sévir sur ordre du premier magistrat du pays. Ainsi, les deux têtes de pont de la fitna dans les camps ibadite et malékite, à Ghardaïa, ont été arrêtées par les services de sécurité lors de ces incidents tragiques. Il s’agit de Kamel-Eddine Fekhar, ex-militant du FFS à Ghardaïa et le salutiste Ahmed Seklabe, un extrémiste de la communauté malékite.

Ils ont été mis hors d’état de nuire sur ordre de la justice et en application des mesures prises par le président de la République, qui est intervenu personnellement dans cette affaire, dans l’objectif d’extirper les racines de la violence dans l’oasis de Ghardaïa. Médecin, militant des droits de l’homme et leader charismatique de la nouvelle génération mozabite, Kamel-Eddine Fekhar a basculé dans la violence au lieu de constituer un élément sur lequel la population ghardaouie pourrait compter pour trouver des solutions à la violence qui sévit depuis plus de dix mois.

Aujourd’hui, le personnage est décrié. Kamel-Eddine Fekhar ne représente que lui-même. Il est dénoncé par les sages de la vallée du M’zab et ce depuis plusieurs années. Une frange de la population mozabite porte ses idées mais ce n’est qu’une frange minoritaire.

Preuve en est que les manifestations des Mozabites en début d’année étaient systématiquement accompagnées de drapeaux algérien et berbère et un de leurs Slogan était : « Nous sommes Algériens ».

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