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Nationale

Fekhar enterré à El Alia

Fekhar enterré à El Alia

Quatre jours après son décès dans des circonstances sombres, défunt Kamel Eddine Fekhar a été inhumé ce samedi au carré mozabite du cimetière d’El-Alia, à Alger.
Une foule nombreuse a accompagné le défunt militant à sa dernière demeure. Plusieurs personnalités étaient présentes ce samedi 1er juin à l’inhumation du militant des droits de l’homme Kamel Eddine Fekhar, décédé le 28 mai dernier à l’hôpital de Blida suite à une grève de la faim.
Parmi les personnalités présentes, on notait l’ancien président du RCD Saïd Sadi, l’actuel patron du même parti Mohcine Bellabes, et le président de l’instance présidentielle du FFS, Ali Laskri. Les enquêteurs dépêchés par le ministère de la Justice à Ghardaïa, afin de faire la lumière sur les circonstances de la mort de Kamel-Eddine Fekhar, sont arrivés dans la vallée du M’zab. Ils doivent interroger des responsables des structures judiciaires, le wali et les responsables de la prison où a été incarcéré ce militant des droits de l’Homme.
Le ministère de la Justice a affirmé jeudi dernier, dans un communiqué, avoir ordonné « une enquête approfondie pour éclaircir les circonstances » de sa mort. Il a informé l’opinion publique d’avoir instruit ses services concernés de diligenter une enquête approfondie sur les circonstances du décès de ce militant des droits de l’Homme. Le ministère semble ainsi répondre favorablement aux appels lancés par des partis et des ONG pour faire la lumière sur les circonstances de la mort de Fekhar.
Parmi les partis qui ont exigé une enquête, le FFS, ainsi que la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme, qui a également demandé que la vérité soit faite sur cette affaire.
Après Fekhar, un autre détenu d’opinion risque de laisser sa vie en prison. Il s’agit du blogueur Abdellah Benaoum, en grève de la faim depuis plusieurs semaines. Son état de santé s’est nettement détérioré.
Dans un post Facebook, son avocat Abdelghani Badi a indiqué que Benaoum a quasiment fondu et que « sa masse corporelle a substantiellement été réduite du fait de la grève de la faim ». Malgré cela, l’homme insiste pour continuer son combat. Toujours selon Me Badi, « il n’est plus capable de bouger ». L’enfant de Sidi-Bel-Abbès a écopé d’une peine de trois ans de prison en 2018 pour un post sur internet dans lequel il avait critiqué la façon dont est géré le dossier des victimes du terrorisme. Le blogueur a été accusé d’« atteinte au président de la République » et « d’instrumentalisation de faits relatifs à la décennie noire dans le but d’affaiblir l’État ».
Autre inquiétude : celle de la famille de Louisa Hanoune la SG du PT, qui va bientôt boucler son premier mois de détention à la prison civile de Blida après son incarcération le 9 mai dernier pour “complot contre l’autorité de l’armée”. Sa famille a adressé une lettre au chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, pour qu’il intervienne dans ce dossier : « La famille de la détenue vous interpelle sur son état de santé, qui ne lui permet pas de supporter ainsi que son âge qui ne l’aide pas. Nous espérons que vous allez étudier le cas de la détenue d’un point de vue humanitaire. »
Enfin le président de la section de Ghardaïa du Conseil des lycées d’Algérie (CLA), Hadj Brahim Aouf, détenu à la prison de la même ville, a été libéré jeudi dernier. Aouf avait été arrêté avec Fekhar en mars dernier, avant leur placement en détention provisoire. Il avait entamé avec le défunt Fekhar une grève de la faim pour protester contre leur incarcération.
Hocine Adryen

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