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Nationale

Fawzi Rebaine : « On ne peut pas juger un gouvernement en deux mois »

Fawzi Rebaine : « On ne peut pas juger un gouvernement en deux mois »

En marge de l’ébullition marquant la célébration du premier anniversaire du hirak, Mohamed Fawzi Rebaine a fait « irruption » dans la cité antique.
Premier homme politique à se hasarder sur le terrain cirtéen depuis la campagne électorale des présidentielle du 12 décembre, le président de Ahd 1954 avait rendez-vous avec ses cardes pour discuter de l’actualité, riche ces derniers jours en évènements. D’emblée, et affichant son ralliement au hirak, l’orateur dira qu’il n’est plus possible d’arrêter ce mouvement de jeunes et l’Etat se doit de composer avec eux sans aucune forme de répression ». Rebaine a rappelé à l’assistance acquise, cela va de soi, à ses thèses que le mouvement populaire n’appartient pas au président de la République Abdelmadjid Tebboune.  Pour lui, le peuple doit « protéger son mouvement »
L’hôte de la ville des Ponts a fait remarquer à l’assistance qu’après une année de mouvement populaire, « la issaba » a toujours ses ramifications au sein des sphères gouvernementales bien que plusieurs de ses symboles croupissent dans les geôles des prisons.
« Ses racines sont encore profondément implantées sous différentes formes dans l’administration, a-t-il précisé, rappelant que des milliards en dinars et en devises ont été dilapidés par la mafia de l’administration dont une bonne partie a été détournée via la fuite fiscale et les prêts bancaires non remboursés.
Sur un autre registre, celui qui a refusé de se présenter aux dernières élections présidentielles fait dans la retenue, appelant à donner plus de temps au gouvernement de Abdelaziz Djerrad.
« Il n’est pas possible de juger un gouvernement après seulement deux mois de son installation ». 
Le natif d’Alger fera le même constat sur la révision de la constitution qu’il dit ne pas pouvoir juger avant d’avoir jeté un coup d’œil sur la première mouture.
Le président de Ahd 54 a par ailleurs qualifié de « raisonnables » les revendications du hirak lequel a dit l’hôte de Constantine a pu en à peine une année réaliser des avancées bien que beaucoup reste encore à faire à commencer par la consécration des libertés individuelles, et l’indépendance de la justice, qui doit se faire par une véritable réactivation du Haut conseil de la magistrature loin des pression politique et socio professionnelles auxquels sont soumis les magistrats. 
 

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