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Nationale

Farid Farah : «Nous vivons une vraie sécheresse digitale en Algérie»

Farid Farah :  «Nous vivons une vraie sécheresse digitale en Algérie»

L’Algérie est en pleine sècheresse digitale. C’est le triste constat auquel est parvenu Farid Farah, enseignant en informatique à l’USTHB et consultant en technologie numérique, sur les ondes de la radio nationale. « Aujourd’hui, en Algérie il y a une vraie sécheresse digitale », alerte l’Invité de la rédaction de la radio Chaîne 3 ce mercredi.

Ce retard incombe, selon l’invité de la Chaîne 3 au fait de « faire croire à tort que l’informatisation est d’avoir un ordinateur sur son bureau », ajoutant qu’aujourd’hui le digital ce n’est pas une connexion internet, mais bien la mentalité de faire confiance à une technologie ». Selon lui, les dirigeants ne font pas confiance à la digitalisation de la communication, alors que le monde est en avance démesurée en la matière. A la question de savoir comment peut-on rattraper le retard dans le domaine de la numérisation, d’autant que l’Algérie a raté, dans les années 1980, le cap de l’industrialisation, M. Farah rappelle qu’« on a raté d’abord le virage de l’informatisation et pas uniquement l’industrialisation ».

Si on a raté l’industrialisation, explique-t-il, c’est par défaut d’inaccessibilité à des moyens techniques nécessaires. « Aujourd’hui, le digital n’est pas une connexion internet mais une mentalité de faire confiance à une technologie », estime-t-il, après quoi il faut nécessairement “adopter une politique technologique”, parce que le secteur digital ne peut, selon lui, être soluble dans l’écosystème traditionnel en cours et, par conséquent, “il faut le changer”. Les Algériens suivent la tendance malgré l’absence d’un écosystème propre à ce type d’application. « Nous sommes 24 millions d’Algériens sur facebook », c’est-à-dire que les Algériens suivent la trajectoire des 40% de la population mondiale virtuelle (internaute) digitalisée en évolution exponentielle.

Cette population est évaluée à 3,2 milliards d’internautes à travers le monde, dont 2,3 milliards de facebookeurs dans les cinq continents. “Depuis l’arrivée de la technologie digitale, on assiste à une vraie innovation technologique et la digitalisation des moyens de communication et de l’information a tapé aux portes des jeunes – et des séniors- facilitant les moyens d’accès de par la puissance de l’évolution de l’électronique digitale”, souligne M. Farah. Facebook est le premier moyen de communication dans le monde tout en utilisant les moyens des facebookeurs (données, photos, vidéos, pub, etc.) au profit de la sphère économique (telles les sociétés amazone, e-bay… ), qui utilisent ces plateformes pour améliorer leurs performances en marketing en utilisant l’audience sur facebook. “La philosophie de la digitalisation est l’argent”, conclut le consultant en technologie numérique.

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