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Culture

Faouzi Saichi : Hommage à une grande figure de la comédie algérienne

Faouzi Saichi : Hommage à une grande figure de la comédie algérienne

Quel cinéphile algérien n’a pas été à un moment ou un autre émerveillé par les hautes performances cinématographiques du comédien Faouzi Saïchi ? Sa filmographie s’étale déjà sur plus d’une vingtaine de films parmi lesquels on peut citer « Les Folles années du twist », « Nass Mlah City », « Entre hier et aujourd’hui ». Faouzi Saïchi, rendu populaire par son rôle de Rmimez dans « Un toit une famille » est toujours actif dans le monde du cinéma qu’il aime tant.

L’artiste participe actuellement au tournage d’un film intitulé « La maison des lacs » de Rachid Bouchareb où il campe le rôle principal et dont l’action se déroule en Algérie (Oran) et en Belgique. L’acteur est né le 9 avril 1951 à Aïn Sefra, mais a toujours vécu à Alger depuis l’âge de 6 ans, précisément au quartier Meissonier (aujourd’hui, il vit entre Paris et Alger).

Le Théâtre régional Kateb-Yacine de Tizi-Ouzou, en guise de reconnaissance à ce comédien talentueux, lui a rendu un hommage avant-hier dans l’après-midi. Et comme il fallait s’y attendre, c’est une pléthore de nos artistes du 7e et du 4 e art qui a marqué sa présence dans l’espace de l’institution culturelle que dirige Ould-Ali El-Hadi et son équipe de collaborateurs.

Parmi ces vedettes figuraient entre autres Bahia Rachedi (comédienne), Rachid Benallal (réalisateur), Abdennour Chelouche (comédien), Rachid Aberkane (beau-frère de Rmimez), Amel Himer (comédienne), Mohamed Adjaïmi (comédien), Abdelhamid Rabia (comédien), Amar Rabia (comédien), Rachid Lardjane (technicien), Nacer Kerchouche (exposant), Hichem Mirabet (cameraman), Anissa Guadri (comédienne), Méziane Yala (réalisateur), Smaïl Boudara (comédien), Farid Kessaïssi dit « le Rocker » (comédien), Ahmed Kadri dit « Krikèche » (comédien).

Les nombreux cinéphiles Tizi-Ouziens présents dans la grande salle ont été gâtés en se retrouvant en présence de leurs idoles. De leur côté, nos stars, conscientes de l’effet qu’elles ont produit sur leurs fans, ont su répondre impeccablement à ce qui était attendu d’eux. En effet, Rmimez, Mohamed Adjaïmi, Bahia Rachedi, Abdennour Chelouche et les autres ont été en contact avec leurs fans, et ce tant par le verbe sympathique que par une accolade.

Concernant les faits ayant trait directement à l’hommage, ils ont été traduits par une projection d’un film vidéo retraçant l’itinéraire artistique de Rmimez, des témoignages de ses collègues et amis, une exposition de photos et autres documents archives de cinéma dans le hall principal du théâtre Kateb-Yacine, et une pièce de théâtre du grand réalisateur Aïssa Mouneferd, intitulée « Rachda ». Cette pièce théâtrale interprétée en arabe a été superbement jouée par cinq jeunes actrices.

Au chapitre « témoignages directs », tous les intervenants n’ont pas tari d’éloges sur Rmimez. Mohamed Adjaïmi a d’abord encensé la wilaya de Tizi-Ouzou et de ses habitants à travers un long poème. Bahia Rachedi s’est montrée elle aussi excellente dans la louange à l’endroit de Rmimez. Le public apprendra aussi que c’est le réalisateur Rachid Benallal qui, le premier, imposera Rmimez à l’écran, en dépit des protestations de certains de ses collaborateurs.

Le choix audacieux du réalisateur s’avèrera payant puisque son « fétiche », acteur débutant, obtiendra le prix d’interprétation masculine. Quant à Faouzi Saïchi en personne, il commencera son intervention en soulignant son amour pour la Kabylie et que lui-même est Kabyle.

« Jadis, je venais souvent ici à Tizi-Ouzou où je rencontrais Lounès Matoub avec lequel j’étais très lié », a assuré le comédien avant de mettre l’accent sur sa grande joie d’être reconnu à travers cet hommage. « Peu m’importe le lieu exact de la reconnaissance qui m’est assurée, l’essentiel est que cela est fait en Algérie », a déclaré Rmimez très ému. Quant à Ould-Ali El-Hadi, il a déclaré à l’ouverture de la séance que l’hommage aux artistes algériens fait partie des mœurs de l’institution qu’il dirige.

Le directeur du théâtre Kateb-Yacine de Tizi-Ouzou mettra en valeur à travers son discours les qualités de l’artiste algérien ainsi que ses engagements envers sa patrie. « Beaucoup de nos artistes sont morts en héros pour l’indépendance de notre pays », a déclaré encore Ould-Ali El-Hadi qui n’a pas manqué de rendre encore hommage à Mouloud Feraoun et Ali Hamoutène ainsi qu’à leurs quatre collègues, tous emportés par la furie criminelle de l’OAS en cette funeste journée du 15 mars I962.

Le président de l’APW de Tizi Ouzou, Hocine Haroun, lui-même artiste-peintre d’abord avant d’être homme politique, a mis en avant le positivisme des arts et cultures et en même temps a marqué sa joie pour les initiatives au profit de la famille artistique algérienne. En dernier, nos artistes malades ont été évoqués, à l’instar du réalisateur Ali Laskri et Sid-Ali Kouiret. Une pieuse pensée est aussi allée aux défunts. Le nom de feue Fatiha Berber, à qui un hommage a été rendu l’année dernière dans le même espace culturel, a été évoqué à maintes reprises, notamment par Mohamed Adjaïmi et Bahia Rachedi.

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