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FAF: On n’efface rien et on … recommencera ?

FAF:  On n’efface rien et on … recommencera ?

On « liquidera » et on s’en ira. Amara est parti en laissant entier les craintes que les changements espérés devraient attendre. Le même, inamovible personnel et de vieux meubles. Un passé pesant. Omniprésent. Pour dire d’entrée qu’il n’y a rien à voir. Qu’il faille dès maintenant circuler. 

Comme annoncé , la structure faitière du football algérien devrait, en principe (on insiste sur principe) connaître son nouveau boss le 7 juillet 2022. Une « réunion » précédée, sans surprise, par de longues veillées d’armes avant que le beau monde invité au « verdict » des urnes n’oublie, ce jour-là, ses querelles et ne fasse le boulot en applaudissant le nom devant sortir des manches secrètes de nos prestidigitateurs.

En se levant, comme un seul homme, lui dire leur soutien. Franc et indéfectible. La suite, comme toujours (on chasse le naturel, il revient au galop, n’est-ce pas ?) sera écrite dans les coulisses et/ou les colonnes de presse. Un domaine où l’opposition, qui sait mieux que tout le monde, où sont ses intérêts et la direction des vents, excelle plus que tout autre.

A fort renfort de « unes » ne convaincant personne, et dès que les choses vont commencer à bouger, les premiers « scoops » et premiers noms des candidats annoncés, on nous préviendra que cette « élection » sera plus chaude (rien à voir avec les températures propres à la saison estivale) que jamais. « Electrique », à l’image de la récente AG Ordinaire où les « explications » entre différents clans n’ont jamais dépassé, calculs mesquines obligent, le cercle très fermé des couloirs.

La « main levée », pour dire son consentement, a fonctionné (on le prévoyait en dépit du chauffage inconsidéré d’un « bendir » tenant finalement bien et devant encore servir pour longtemps) à fond. Une fois rendus publics (on en saura un peu plus le 26 juin en cours, date de clôture du dépôt de candidatures) les noms des partants dans la course à la succession de Amara, sorti par la grande porte finalement alors que ses plus farouches opposants le destinaient carrément au « bûcher » avant de faire profil bas, la machine médiatique habituée à créer les « sauveurs » se mettra en branle pour sortir de son chapeau le nom qu’elle jugera « apte » à prendre le relais. Faire la grande lessive pour laquelle on le « désignera ». Une sorte de grande opération salubrité publique qui ne vivra que le temps de promesses difficiles à tenir.

Jamais tenues d’ailleurs car ne survivant que rarement à des faiseurs de miracles inégalables dans l’art d’entretenir les tensions. Et des coups fourrés. Des forces d’inertie difficiles à débusquer et à la capacité de nuisance avérée, les présidents ayant eu à occuper le fameux bureau de Dely Brahim (sur les hauteurs d’Alger où il fait pourtant bon vivre amis où l’air n’est pas toujours sain pour ses occupants) ayant eu à en faire les frais.

Des présidents, pour leur part, pas exempts de tout reproche. Quand ils ne cèdent pas à cette seconde nature qui fait le quotidien de nos illustres sportifs (pas uniquement, donc, que le sport-roi où ça va dans tous les sens quand il s’agit pour eux de préserver leur « bizness », car s’en est un) toujours aux premiers rangs pour sortir le parfait attirail de la déstabilisation permanente dont ils ont le secret.

Qui aura l’honneur, au soir du 7 juillet, de savourer ces salves d’applaudissements que lui aura servie cette assemblée (la majuscule ne s’imposant pas lorsqu’on revoit le fil de ce fameux « match » joué à l’école de l’hôtellerie de Ain-Benian sous une chape de plomb avec la conjugaison de la chaleur ambiante et une tension « extrême » toutefois vite retombée quand il a fallu passer aux choses sérieuses, à ce fameux vote-allégeance) et diriger un bateau navigant à vue d’œil.

A contre-courant d’un réservoir aussi riche que prometteur en talents mais aux ambitions tuées dans l’œuf en raison de l’incapacité manifeste, justement, de leurs dirigeants à s’élever au niveau de leurs attentes. Qui aura l’insigne privilège ( il ouvre tellement de portes et permet de soigner son statut social à défaut d’une image singulièrement écornée) de faire oublier le mandat Amara et redonner ainsi du sens à un costume trop grand à porter pour bien des présidents passés par Dely Brahim.

Qui tiendra, le regard tourné sur l’avenir, plus que ces petits 14 mois d’un Amara qui apprendra, à ses dépens, qu’être président de la FAF n’est pas une sinécure ? Plus qu’un nom, le public algérien, amoureux de ce jeu qui fait tourner la tête à la planète entière, demande un gestionnaire en mesure de lui faire oublier les déboires qui jonchent le palmarès peu flatteur d’une structure trop souvent surprise à se mordre la queue que de s’atteler à justifier la confiance placée en elle.

Croisons les doigts et espérons qu’on ne se trompera pas, encore une fois et jamais la dernière, de « sauveur ». On « votera » puis on verra. Une seule chose est sûre pour le moment et la dernière AGO en date étant là pour le confirmer : on n’est pas sortis de l’auberge. Vraiment pas. Des lendemains qui changent, ce n’est assurément pas pour demain !

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