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FAF : Lucas Alcaraz limogé

FAF : Lucas Alcaraz limogé

La Fédération algérienne de football (FAF) a limogé hier le sélectionneur espagnol de l’équipe nationale, Lucas Alcaraz, nommé il y a six mois à peine. Réunis hier, les membres du bureau fédéral ont décidé à l’unanimité le limogeage de l’entraîneur national.

Ils ont exigé son départ avant le match contre le Nigeria, dernière rencontre des qualifications au Mondial en Russie, prévue le 10 novembre prochain à Constantine.

Les discussions concernant les indemnités de rupture de son contrat (qui courait jusqu’en 2019) devraient commencer dans les prochains jours. Le sort d’Alcaraz paraissait scellé et son départ acquis depuis le dernier naufrage des Fennecs face au Cameroun (0-2), samedi dernier à Yaoundé.

Même le président de la FAF, Kheïreddine Zetchi, qui l’avait fait venir en Algérie en avril 2017 et l’a longtemps soutenu face aux critiques, s’était, semble-t-il, résolu à son départ. Dans une récente interview, il avait évoqué « une solution à l’amiable » pour rompre le contrat d’Alcaraz – tout en affirmant qu’elle interviendrait après le match contre le Nigeria.

A sa nomination en avril dernier, Lucas Alcaraz, 51 ans, était le 4e sélectionneur à prendre la tête de l’équipe nationale algérienne depuis le départ de Vahid Halilhodzic à l’issue du Mondial-2014, durant lequel les Fennecs avaient effectué le meilleur parcours de leur histoire, défaits en 8e de finale dans les prolongations face à l’Allemagne, futur champion du monde.

Après le Mondial, l’ancien président de la FAF, Mohamed Raouraoua, avait fait appel au Français Gourcuff qui a fini par jeter l’éponge un an et demi après sa désignation.

Le coach français n’avait pas supporté à l’époque la forte pression des médias et de certains acteurs du football. Il fut remplacé par le Serbe Rajevac qui fut à son tour limogé après le match nul concédé face au Cameroun à Alger comptant pour la première journée des éliminatoires de la coupe du monde de Russie.

L’ex-président de la FAF fit alors appel à une vieille connaissance, le Belge Leekens en l’occurrence, pour diriger finalement trois rencontres toutes perdues. Il fut remercié bien avant l’arrivée de Zetchi à la tête de la FAF en remplacement de Raouraoua en 2016.

Le limogeage du désormais ex-entraîneur de l’EN intervient alors que l’EN traverse une des plus difficiles étapes de son histoire.
De l’avis de tous les spécialistes de la balle ronde, l’Algérie n’a jamais possédé un effectif aussi riche après celui, bien entendu, de 1982.

Du talent à revendre et du culot de jeunes pousses désormais sacrifiées sur l’autel de l’incompétence des dirigeants du football. Mais les mauvais choix techniques faits d’abord par Raouraoua et ensuite Zetchi ont fini par faire perdre tout espoir de voir cette équipe pétrie de talents prendre part pour une troisième fois consécutive à une coupe du monde aprés 2010 et 2014.

La Fédération algérienne de football, qui dispose pourtant d’un solide compte depuis des années qui fera pâlir de jalousie les grandes nations du football africain n’a pas su gérer l’après-Mondial. A titre d’exemple, l’Egypte qui a touché le fond a su rebondir en faisant appel à un technicien reconnu et avéré, en l’occurrence l’Argentin Cupper.

En deux ans et trois mouvements, il a su redonner les galons à une équipe complètement remaniée et rajeunie. Finaliste de la dernière édition de la coupe d’Afrique, l’Egypte est aujourd’hui qualifiée pour la phase finale de la coupe du monde. Il faut dire que les Pharaons ont su mettre le paquet.

Le technicien argentin est payé 200 000 dollars par mois, soit trois fois plus que l’Espagnol. Mais les résultats sont là pour justifier cette dépense. Zetchi doit en prendre de la graine s’il ne veut pas passer à la trappe de l’histoire.

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