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Culture

Fadhma N’soumer en compétition

Fadhma N’soumer en compétition

Quatre films d’Algérie sont en lice pour l’Etalon d’Or de Yennenga, lors de la vingt-quatrième édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou dont la clôture aura lieu le vendredi 7 mars.

Lancé sous le thème « Cinéma africain : la production et la diffusion à l’ère du numérique », le Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou verra, cette année, quelque 86 films et documentaires en compétition officielle.

Retenues parmi les 680 films reçus par le comité de sélection, les œuvres en compétition sont réparties en cinq catégories, dont 20 films pour la compétition officielle long-métrage, 22 films pour la catégorie court-métrage et 20 autres pour la compétition officielle documentaire, 9 films pour la compétition officielle série TV. L’Algérie y participe avec le long métrage fiction Fadhma N’soumer de Belkacem Hadjadj,

J’ai 50 ans de Djamel Azizi (section long-métrage) en concurrence avec Printemps tunisien de la Tunisienne Raja Amari, Timbuktu du Mauritanien Abderrahmane Sissako, C’est eux les chiens du Marocain Hicham Lasri ou encore Avant le printemps du cinéaste égyptien Ahmed Atef. Le court-métrage Derniers recours de Mahi Bena sera en lice au même titre que Zakaria de la Tunisienne Leyla Bouzid, L’allianc de la Nigérienne Rahmatou Keita, La boucle du Réunionnais Didier Cheneau ou encore Twaaga du Burkinabé Cédric Ido.

Dans la section documentaire, 10949 femmes de Nassima Guessoum d’Algérie sera en compétition avec Devoir de mémoire du Malien Mamadou Cissé et Momsarew (Le pari de l’indépendance) du Sénégalais Alassane Diagne. Aussi, la compétition officielle comporte quinze projections dans le cadre de la catégorie Films des écoles africaines de cinéma à laquelle l’Algérie est absente. La nouvelle édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco), la capitale du Burkina Faso où l’ouverture de cette importante biennale a eu lieu ce samedi, se tient dans le contexte particulier de l’après-Blaise et Chantal Compaoré.

Elle se déroule aussi sur fond de situation sécuritaire alarmante et sous la menace Ebola en Afrique de l’Ouest. Toujours est-il que les organisateurs ont pris les dispositions nécessaires. Le ministère burkinabé de la Santé et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont remis, jeudi dernier, au staff du festival des kits de protection contre Ebola et des médicaments, afin de renforcer le dispositif de surveillance et de prévention contre la maladie. D’une valeur de plus de 9.000 euros, le matériel offert au festival est composé, entre autres, d’une cinquantaine de thermo-flash et de solutions hydro-alcooliques.

Le président du Comité d’organisation, Désiré Ouédraogo, a, lui, affirmé que « nous sommes absolument soulagés et nous savons que nous avons un dispositif sanitaire qui permet un bon déroulement du festival ».

Lors de la cérémonie officielle d’ouverture de ce grand-rendez du cinéma africain, présidée par le Premier ministre burkinabè, Yacouba Isaac Zida, le ministre de la Culture, Jean-Claude Dioma, a rassuré qu’en dépit de la situation sécuritaire et sanitaire dans la sous-région et d’un contexte national particulier, le gouvernement de la Transition a décidé en toute responsabilité de maintenir la date initiale du festival. Près de 12.000 festivaliers, dont 5.000 étrangers sont attendus pour ce 24e Fespaco qui appréciera également Timbuktu, le film franco-mauritanien aux sept Cesars de Abderrahmane Sissako.

La projection de cette fiction sera cependant accompagnée de mesures sécuritaires particulières. Ce Fespaco sera également pour la 17e année consécutive un espace de marché international du cinéma et de la télévision africain, de vente et d’achat d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles au profit des professionnels.

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